Avalanches : comment les relevés nivologiques permettent d’évaluer les risques

Le 9 janvier dernier, au matin, Romain Valiente, Ambroise Guiot et Fabien Baudouin, trois ingénieurs de Météo France Briançon, retrouvaient, pour leur visite annuelle sur le domaine skiable d’Orcières-Merlette, Matew Desimeur, le pisteur-secouriste affecté aux relevés météorologiques, et les garde-moniteurs du parc national des Écrins (PNE).

Objectif : une remise à niveau, si besoin est, des compétences de chacun pour assurer les relevés nivologiques qui, après transmission, permettent l’établissement du risque avalancheux.

 Si le travail d’observation météorologique est assuré au quotidien par Matew, il est rejoint une fois par semaine par Emmanuel Evin, Olivier Warluzelle et Étienne Dupuis, gardes-moniteurs, pour le sondage du manteau neigeux. Orcières est la seule station de ski où ce travail est effectué par le personnel du PNE.

Phase 1 : le battage

Dans une bonne humeur générale malgré la neige et la descente d’une piste noire avec zéro visibilité, la zone d’étude est atteinte le long de la piste des Sirènes ; elle sera la même pendant tout l’hiver.

Le sondage du manteau neigeux est accompli en deux phases distinctes : le battage et la stratigraphie. Le sondage par battage sert à mesurer la résistance des différentes couches de neige. Pour cela, un tube ou sonde est planté dans la neige puis il est enfoncé progressivement par un poids d’un kilo jusqu’à toucher le sol. Les relevés de résistances par hauteur de couches sont consignés au fur et à mesure.

Phase 2 : la stratigraphie

La deuxième phase consiste à creuser un trou au pied de la sonde afin d’obtenir un “mur” le long duquel on pourra ensuite réaliser en six étapes les relevés des paramètres stratigraphiques. Ce 9 janvier, la hauteur du mur atteint 130 cm.

En premier lieu, on prend la température de la neige tous les 10 cm. Puis, on détermine la qualité de la neige au vu de la couleur, de la texture, du bruit si différent selon que la neige est fraîche, croûtée ou ayant subi le vent. En troisième, on teste la dureté de la neige par méthode empirique, au doigt ou avec un stylo. En quatrième, on mesure l’humidité de la neige toujours de manière empirique. En cinquième, un carottage avec un tube de 20 cm permet de mesurer la masse volumique de la neige. Enfin, on étudie à la loupe le type de grain de neige.

Les résultats permettent d’estimer le risque avalancheux en recherchant des couches de neige non cohésives sur des couches au contraire cohésives.

Article issu du Dauphiné Libéré

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