« C’est aberrant pour nos montagnes » : 40 cyclistes montent l’Alpe d’Huez contre Tomorrowland Winter

Samedi, 40 cyclistes ont monté les 21 célèbres virages de l’Alpe d’Huez, manifestant contre le festival Tomorrowland Winter. Pour Cyrille Chatelain, l’un des chefs du groupe, cet événement est une grosse erreur pour l’écologie et l’avenir de nos sommets.

Il explique à France 3 Régions : « C’est une chose aberrante pour nos montagnes, pour notre futur. On ne peux plus accepter que des milliers de personnes viennent du monde entier en avion pour faire la fête sur la neige qui fond. » Il veut que l’on arrête de polluer pour s’amuser.

Des milliers de festivaliers venus du monde entier

Les chiffres du festival impressionnent mais inquiètent aussi les militants. Pour l’édition 2026, environ 30 000 festivaliers sont attendus sur la station. C’est un nombre énorme pour un petit village de montagne, ce qui crée une pression très forte sur les routes et les services locaux.

Le problème vient aussi de l’origine des clients. Selon le collectif Mountain Wlderness, près de 47% des participants viennent de l’étranger. Ces touristes arrivent souvent par avion, ce qui représente environ 77% du bilan carbone total de l’événement à cause des longs trajets.

Un impact sur la nature jugé trop lourd

La pollution est la raison principale de leur colère. Thibault Rebour, un militant présent, raconte à CNews qu’il est absurde de chauffer des scènes dehors et d’amener des tonnes de matériel dans un endroit aussi fragile.

Place Gre’net précise que l’action veut « dénoncer le Festival Tomorrowland Winter. » Le groupe de cyclistes ajoute : « Nous voulons monter qu’une autre montagne est possible, sans cette démesure technologique et sonore qui perturbe gravement la faune locale et le calme. »

Une bataille devant la justice depuis 2025

Ce combat a commencé il y a déjà un moment. En 2025, une plainte avait été déposée par des associations comme France Nature Environnement. Elles pensaient que le festival ne respectait pas les règles de protection de la nature et qu’il abîmait trop les paysages de haute altitude.

Les militants rappellent que la justice a été saisie car le festival ne suivait pas la Loi Montagne. Cette plainte visait à stopper un événement jugé « destructeur pour les écosystèmes » et qui ne tient pas compte du réchauffement de la planète aujourd’hui.

Changer la façon de profiter de la montagne

L’avenir des stations de ski inquiète beaucoup les participants. Une cycliste dévoile à Nice Matin « On ne veut plus de cette économie du divertissement jetable. Monter à vélo, c’est prouver que l’on peut profiter de l’Alpe d’Huez avec sobriété, sans scènes géantes ni hélicoptères. »

Le groupe demande aux maires de changer de modèle de tourisme. Ils disent « il est temps de passer à un tourisme qui respecte la fragilité de cet environnement unique ». Cette montée à vélo est un message pour une montagne plus propre, sans paillettes et sans pollution d’avion.

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