Connaissez-vous la bûche de Noël « Megève » créée par Yann Couvreur ?

Avec cette création, vous déclarez votre amour à Megève. Comment est-il né ?

« À force de venir ! J’ai pu participer à la vie de la station en tant que touriste régulier depuis à peu près dix ans. Je m’y suis immédiatement senti bien. Je rêvais de pouvoir créer quelque chose ici et je ne suis pas là par opportunisme. J’aime cette ville et j’imaginais assez bien mes gâteaux, ma vision et mon univers dans un écrin comme Megève. Les gens viennent pour vivre des moments de plaisir et c’est aussi ce que je veux faire ressentir à mes clients. Le fait de pouvoir en plus le distribuer avec l’hôtel Cœur de Megève m’a ravi puisque nous partageons des univers qui se répondent bien. Cette ambiance de village est très inspirante et l’hiver reste ma saison préférée pour faire de la pâtisserie. »

Vous avez aussi une relation particulière avec le chef triplement étoilé Emmanuel Renaut.

« Je suis ami avec lui. Je l’aime d’amour. C’est quelqu’un qui m’a fait vivre ma plus belle émotion gastronomique au Flocons de sel. Quand on me demande mon restaurant préféré, je réponds celui-ci à chaque fois. »

Qui est Yann Couvreur ?

Yann Couvreur est un chef pâtissier dont la renommée ne cesse de grandir. Pourtant, rien ne semblait le prédestiner à une telle carrière. Il n’a pas appris l’art du gâteau avec ses parents mais après avoir vécu un véritable déclic à l’âge de 14 ans. Alors en classe de 3e, il réalise un stage dans une pâtisserie qui fera l’effet d’une révélation. Après l’obtention de ses diplômes en la matière, il fera ses classes au sein des cuisines du Trianon palace à Versailles.

Il enchaîne les expériences auprès de grands chefs, avant de décider de faire le grand saut. Créer sa propre maison. « C’est à ce moment-là que je choisis le renard comme symbole car il incarne la liberté dont j’avais besoin à ce moment-là », explique celui qui a ouvert sa première boutique à Paris en 2016, au cœur du quartier Goncourt. Depuis, son activité n’a fait que croître, plusieurs magasins ont ouvert dans la capitale mais aussi à l’étranger, avec une inauguration à Miami dans les semaines à venir. Si son visage vous dit quelque chose, c’est que vous l’avez probablement aperçu dans l’émission Le Meilleur Pâtissier ou plus récemment dans Top Chef.

Pouvez-vous décrire cette bûche ? Comment les habitants vont retrouver leur village en la goûtant ?

« Déjà dans les parfums et dans les goûts, je voulais me rapprocher d’un dessert connu de tous qui s’appelle le Mont-Blanc. Je voulais malgré tout lui donner une touche d’originalité avec la noisette. Je me disais que ça pouvait être un mont d’Arbois plutôt qu’un mont Blanc pour le rendre très local. Pour l’instant, la bûche s’appelle “Megève” et on verra à l’avenir si on renomme le dessert ou pas. C’est une bûche sans gluten puisqu’elle ne contient pas de farine, c’est une meringue française entourée de chocolat, on y retrouve une crème de marrons, une mousse vanille et une pâte de noisette un peu saline qui vient la rééquilibrer. Tout cela sculpté dans une espèce de coque chocolat qui rappelle la “skyline” de Megève. »

La bûche sera-t-elle disponible à Megève et ailleurs ?

« Oui ! Nous avons fait ce partenariat avec le Cœur de Megève car je voulais que les Mégevans puissent avoir ce gâteau qui leur est dédié sur la table le 24 ou le 25 décembre. Il sera aussi disponible à la vente dans nos boutiques, notamment à Paris, où toutes nos vitrines ont été redécorées à l’image de Megève. Nous avons aussi intégré la station à nos catalogues et à nos sacs. »

Votre marque est liée à l’image du renard. Pourquoi ce choix ?

« La vraie raison, puisqu’on est entre nous et que personne ne nous enregistre : le renard m’aide car mon travail aujourd’hui, c’est d’incarner mes gâteaux et ma marque. Sauf que je n’ai pas un ego démesuré donc c’est difficile pour moi de me mettre en avant, c’est un exercice sur lequel je travaille. Je préfère que ça soit lui qui soit mis en avant, c’est comme un avatar. Souvent, les gens le connaissent mais ne connaissent pas mon visage et ça me va très bien. Il m’offre aussi un terrain de jeu incroyable en termes de créativité. Il y a l’image que le renard renvoie qui m’intéresse. Il véhicule une image de liberté, de gourmandise à travers les fables de La Fontaine notamment, où il apparaît comme un animal gourmand et malicieux. »

Puisque nous sommes entre nous et que personne ne nous enregistre… Est-ce que vous comptez ouvrir une boutique à Megève ?

« J’en rêve et c’est un projet plus important que tout pour moi. »

Article issu du Dauphiné Libéré

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