Dans les stations des Hautes-Alpes, les réserves d’eau sont pleines

Les réserves collinaires sont pleines. Les chutes de neige naturelles du mois novembre n’ont pas contraint les exploitants des domaines skiables à produire de la neige de culture en abondance dans les Alpes du Sud. Et puis l’extrême douceur du mois de décembre n’a pas permis d’en produire davantage. Les températures plus élevées que la normale ont donc entraîné un stockage et une préservation de la ressource en eau dans nos stations où les torrents de montagne coulent encore à cette période de l’année alors qu’ils sont traditionnellement gelés. Un dérèglement climatique pas forcément catastrophique pour l’économie touristique.

De la neige de culture produite en cas de besoin

« Après la première période de production, nous avons eu le temps de remplir à nouveau nos réserves. Cela signifie que nous sommes prêts pour effectuer les compléments nécessaires avec le retour du froid. Ces compléments seront faits très précisément grâce à nos relevés de hauteur de neige effectués par notre drone équipé d’un capteur Lidar » précise Patrick Arnaud, patron de la station de Serre Chevalier.

Photo Puy Saint Vincent
Photo Puy Saint Vincent

De la neige de culture pour accueillir les compétiteurs

Au Pays des Écrins, dans la station de Puy-Saint-Vincent (qui est actuellement la plus enneigée des Alpes du Sud avec 227 cm de neige), le directeur des remontées mécaniques Laurent Prampolini constate lui aussi que le froid de novembre a permis la production de neige de culture, nécessaire notamment pour accueillir quatre jours de compétition FIS ainsi qu’un stage de l’équipe de France. « Et puis après, il a fait très chaud. Trop chaud. La pluie tombée en abondance en décembre a dégradé la qualité du manteau neigeux et a empêché toute nouvelle production de neige de culture ». Pourtant équipée d’ enneigeurs ultramodernes capables de transformer l’eau en neige… y compris par des températures positives, la station de Puy-Saint-Vincent ne s’est tout de même pas risquée à lancer la machine industrielle à plein régime.

Une utilisation « avec parcimonie »

« On utilise les canons avec parcimonie. Ça ne sert à rien de produire s’il n’y a pas un vrai besoin et une vraie utilité. Il faut rester prudent, notamment au regard des factures d’électricité » rappelle le directeur de la SAEM des Écrins qui a vu ses charges s’envoler, le coût de l’électricité ayant été multiplié par dix ! « On est donc en retard sur la production de base. Notamment à basse altitude, pour le retour vers Puy-Saint-Vincent 1400. Les réserves sont pleines. La montagne coule encore à certains endroits, ça n’est pas normal à cette période de l’année. Le point positif c’est qu’on a de la matière première à disposition en cas de besoin. C’est important ». Et puis, comme il a encore récemment neigé dans les Alpes du Sud, peut-être même que les réserves collinaires resteront pleines tout l’hiver…

Article issu du Dauphiné Libéré

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