Fin du tout-ski : à Avoriaz, des alternatives pour répondre aux nouvelles pratiques

Longtemps projection un peu fantasque et utopique, la diversification rime aujourd’hui pour les stations de moyenne montagne avec nécessité. Sous l’effet du dérèglement climatique, les saisons se font plus courtes, les pluies plus fréquentes, l’enneigement -naturel- plus aléatoire. Ce début de saison n’a pas failli : les vacances de Noël ont débuté avec des fronts de neige verts et pelés. Alors au-delà de la diversification des sources d’amusement de la clientèle, l’alternative au tout-ski s’impose petit à petit.

Une diversification qui a commencé avant que la problématique de l’enneigement n’arrive

MorzineAvoriaz a encore les deux modèles en son sein. Une station basse (Morzine), de plus en plus exposée au manque de neige, et une station haute (Avoriaz 1800) où l’or blanc reste présent de décembre à avril. À elles deux, les deux stations capitalisent plus de 40 000 lits touristiques, un seuil très proche des plus grosses “usines à ski” savoyardes.

Photo Le DL/Greg Yetchmeniza
Photo Le DL/Greg Yetchmeniza

« Mais le début de la réflexion sur la diversification est venu avant même la problématique de l’enneigement. Il est venu avec la révolution qu’a constituée l’arrivée des télésièges débrayables sur les domaines skiables. Aujourd’hui, avec ce type d’équipement on gagne entre 30 et 40 % sur les temps de parcours client et la conséquence directe, c’est que le temps de ski effectif est plus important. Pour faire le même dénivelé, avant on mettait six heures et aujourd’hui on n’en met que quatre », décrypte Sébastien Mérignargues, directeur de l’office de tourisme d’Avoriaz 1800.

« Moins de sensations fortes, pour plus de bien-être »

Autrement dit, moins de ski accroît le temps consacré aux à-côtés. « Pour que le client juge son séjour satisfaisant, il faut que la destination dans laquelle il se trouve lui permette d’occuper agréablement le temps qu’il lui reste dans sa journée. C’est comme ça que les logiques de diversification sont apparues avant d’être, évidemment, renforcées par les problématiques climatiques et météorologiques. »

Photo Le DL/Norbert Falco
Photo Le DL/Norbert Falco

Autre paramètre : la sortie d’un ski de “performance”. « À Avoriaz, la glisse reste l’élément numéro 1 et ce qui fait que les gens viennent ici. Mais on a aussi une montée en puissance de l’idée de consommer moins de dénivelé, moins de sensations fortes, pour plus de bien-être. La dimension contemplative a également pris une vraie place dans les demandes des clients, à travers l’activité raquettes. » Et pour Sébastien Mérignargues, « une station moderne, c’est désormais une station dans laquelle le client compose lui-même son menu ».

Les balades en chiens de traîneau et l’escalade en salle cartonnent

Dans la station chablaisienne, deux activités cartonnent particulièrement : les balades en chiens de traîneau (dont les créneaux sont déjà tous bookés jusqu’au mois de mars) et le bloc d’escalade en salle, dont le taux de remplissage plafonne à 95 % sur l’ensemble de l’année.

Plus haute station chablaisienne, à la garantie neige assurée, et prisée des freerideurs, Avoriaz conserve pour autant une typologie de clientèle au sein de laquelle non-skieur reste très à la marge. Une quasi-exception.

Photo Le DL/Virginie Borlet
Photo Le DL/Virginie Borlet

Article issu du Dauphiné Libéré

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