Cette année, l’Unesco a désigné 26 nouvelles réserves de biosphère dans 21 pays, un record jamais atteint depuis 20 ans. Aujourd’hui, le Réseau mondial des réserves de biosphère en compte 785 dans 142 pays.
Depuis 2018, c’est plus d’un million de km2 d’espaces naturels placés sous protection, soit une superficie équivalente à l’Egypte. Cette année, 6 pays accueillent leur première réserve de biosphère, et l’Unesco annonce protéger aujourd’hui 5 % de la planète.
Des milieux naturels riches
L’organisation onusienne a salué la coexistence de 80 000 habitants et plus de 6 100 espèces animales et végétales répertoriées. Elle annonce que le site préserve le cœur écologique du lac, soutient le tourisme à faible impact et l’agriculture traditionnelle, tout en mettant en avant le tourisme culturel, les énergies renouvelables et l’éducation environnementale. Ces points en font un modèle alpin où la biodiversité, le patrimoine et la communauté prospèrent ensemble.
Le territoire se distingue par la richesse de ses milieux naturels avec ses lacs, ses marais, ses forêts, ses prairies ou encore ses zones humides. Le Grand Lac devient donc la première réserve de biosphère lacustre française.
Quels changements pour le site ?
Créé dans les années 1970, le programme international a pour objectif d’accorder un équilibre entre la protection de la nature et son développement économique dans un objectif de partage. Elle ne marque pas à interdire les bateaux sur le lac, ni l’apport de fonds pour la sauvegarde du patrimoine naturel.
L’objectif est de créer un plan de gestion collectif, à l’échelle de l’agglomération, afin d’y développer le partage de connaissance, le déploiement de solutions et l’adoption de pratiques durables. Entre autres, le Grand Lac va mettre en place, dans les mois qui viennent, un comité scientifique, créer un Atlas de la biodiversité, développer un plan arbre, mener des expérimentations agricoles et des études de la forêt.
L’objectif est de lancer un programme d’expérimentations du site afin de développer au plus possible le tourisme, les mobilités et l’urbanisme de l’agglomération du Grand Lac.
- Les « marais et marrées entre la Loire et la Vilaine » à également été sélectionné. Il s’étend sur 2 000 km2 le long de la côte atlantique, à l’embouchure des deux fleuves. Il compte un total de 250 000 habitants, avec des ports de pêche, des villages salins et des hameaux agricoles.