Le Chazelet et Serre-Eyraud : ces petites stations des Hautes-Alpes qui se portent bien

La station du Chazelet est gérée par une régie syndicale. Située dans le village du même nom, dans un cadre qui semble représenter, selon les skieurs, l’un des points forts, elle fait partie des très petites stations du département.

Aujourd’hui, elle n’a pas à affronter les problèmes financiers, comme d’autres stations. Mais, qu’en sera-t-il dans les années à venir ?

« Tant qu’il y aura de la neige, il n’y aura pas de souci »

Cette année, la date d’ouverture prévisionnelle, le 23 décembre, n’a pas pu être tenue, par manque de neige. « Nous avons ouvert le 1er  janvier. L’ensemble de la station l’était à partir du 5 janvier », rappelle le directeur, Grégory Bouillet.

« Il ne faudrait pas que ça se reproduise trop. » Car la station produit 70 % de son chiffre d’affaires pendant les deux semaines de vacances de Noël et les quatre d’hiver. « Tant que nous arriverons à faire cela, je ne suis pas inquiet. Donc, tant qu’il y aura de la neige, il n’y aura pas de souci. »

La station compte 13 salariés, 100 % saisonniers. Elle est gérée par le syndicat mixte de la haute Romanche , composé du Département et des communes de Villar-d’Arêne et La Grave, qui sont propriétaires des installations. « Il finance les investissements, nous, on les exploite. »

Photo Le DL/Audrey Lungo
Photo Le DL/Audrey Lungo

« Ce qui attire la clientèle avant tout, c’est la tranquillité »

La station a été créée en 1964. Grégory Bouillet y travaille depuis 15 ans. « Sur les 15 dernières années, nous sommes toujours arrivés financièrement à l’équilibre. On arrive à garder notre autonomie en termes de fonctionnement », explique-t-il. « Nous n’avons jamais eu à faire appel au Département ni aux communes pour venir à notre aide. Ce qui fonctionne et attire la clientèle avant tout, c’est la tranquillité », analyse-t-il.

C’est ce que mettent en avant les skieurs présents il y a une dizaine de jours. « Cette station nous attire car il n’y a pas beaucoup de monde. Le paysage est plus naturel, il est moins occupé », admettent Kaïs, 19 ans, et Mathis, 18 ans, venus de l’Oisans. « C’est à échelle humaine », décrivent Franck et Marie-Jo, de Briançon, et Éric et Anne, venus du Champsaur. Marjolaine arrive de Villar-d’Arêne avec son fils, Télio, âgé de 5 ans. Elle souligne également « la sécurité », ressentie dans ce type de station. « L’ESF dispense des cours toute la saison pour les enfants du canton. Souvent, on croise des gens qu’on connaît. Il y a peu de monde, et ça, c’est bien. La seule chose qui manque, ce sont des navettes hors vacances. »

La station compte actuellement dix pistes, et s’étend de 1750 à 2200 mètres d’altitude. « Il n’y a pas de projet de remontée mécanique, ni de création de restaurant. Nous allons moderniser l’existant, note le directeur de la station. Nous travaillons aussi sur le profilage des pistes. L’idée est de faire vivre au maximum ce que l’on a. »

« On doit construire un produit complémentaire à Orcières Merlette »

Au pied d’Orcières Merlette, Serre Eyraud a ouvert le samedi 13 janvier. Trois remontées et moins de dix pistes pour une petite station qui se veut « complémentaire » d’Orcières, selon les mots de Patrick Ricou, le maire de la commune. Une « ambiance village » au milieu d’une « forêt de mélèzes », de quoi attirer une « clientèle familiale ». Quand l’enneigement le permet, « la météo guide les conditions d’exploitation », confirme le maire.

Pas question donc « d’investir pour le ski alpin » à Serre Eyraud, précise l’édile.

« On a engagé une réflexion pour donner un cap, un avenir à la station », reprend Patrick Ricou. Comme proposer des itinéraires de ski de randonnée. « Les qualités géographiques du site font qu’il est très prisé pour cette discipline. À Orcières, nos deux itinéraires fonctionnent très bien. »

Ou de ski de fond avec un itinéraire à l’étude entre Serre Eyraud et Archinard. Sans compter les traditionnelles balades en chiens de traîneau ou en raquettes.

Patrick Ricou insiste : « On doit construire un produit complémentaire à Orcières Merlette. Il y a de nombreux vacanciers qui veulent découvrir Serre Eyraud. On doit donner à cette station une notoriété et une identité plus forte ».

Article issu du Dauphiné Libéré

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