Saint-Pierre-de-Chartreuse : les bénévoles de nouveau appelés à la rescousse

Le feuilleton de la gestion de la station de ski de Saint-Pierre/Le Planolet n’en finit plus de livrer son épilogue et chaque épisode qui passe semble comme un coup douloureux de plus porté aux habitants des communes de Saint-Pierre-de-Chartreuse et Saint-Pierre-d’Entremont, sans parler des amateurs de sports d’hiver et de celles et ceux qui en vivent.

Jeudi 21 septembre au soir a ainsi eu lieu l’assemblée générale constitutive de l’association Nouvelles traces en Chartreuse, suite logique du collectif créé l’an dernier pour exploiter le domaine skiable aux côtés de la communauté de communes Cœur de Chartreuse. Une expérience « très positive », selon le directeur de l’ESF (École du ski français) locale Yann Daniel, qui devra être reconduite pour la saison 2023-2024.

Pourquoi ? Parce que les négociations entre l’intercommunalité et l’unique candidat à la délégation de service public d’exploitation (dont le nom ne peut être dévoilé publiquement) se poursuivent en coulisses et ne permettent donc pas d’espérer une prise de fonction de celui-ci dans les semaines voire les mois à venir.

Comment en est-on arrivé là ?

En 2016, la communauté de communes Cœur de Chartreuse a créé un Epic (Établissement public à caractère industriel et commercial) afin d’exploiter la station de ski de Saint-Pierre/Le Planolet en remplacement de l’ancien Sivu (Syndicat intercommunal à vocation unique) dont le déficit de gestion dépassait alors les 500 000 €.

Cinq ans plus tard, malheureusement, les soucis budgétaires étaient les mêmes, ce qui poussait cette fois l’intercommunalité à faire appel à une société privée (Savoie stations ingénierie touristique) pour assurer la saison 2021/2022, sur le principe de la régie intéressée et en vue du déclenchement d’une délégation de service public (DSP) à la suivante.

Las, l’appel à candidatures de cette dernière (dont les conditions d’attribution étaient alors majoritairement jugées trop restrictives) se révélait finalement infructueux avec un seul dossier rejeté par la collectivité qui reprenait donc la gestion de son domaine skiable, à quelques semaines seulement de l’ouverture et en collaboration avec le collectif Nouvelles traces en Chartreuse [désormais une association, lire par ailleurs] pour l’hiver 2022-2023.

Ce dernier printemps, un nouvel appel à candidatures pour une DSP “plus ouverte” a finalement été lancé avec l’espoir d’arriver à trouver un délégataire fiable et aux capacités financières suffisantes d’ici 2024-2025. En attendant, et pour le deuxième hiver consécutif, l’appel aux bénévoles sera donc obligatoire.

Positionner la station sur l’apprentissage du ski pour les enfants et l’accueil des familles

Les bénévoles vont donc devoir de nouveau se retrousser les manches cet hiver afin de permettre une ouverture des remontées mécaniques. Avec toutefois un changement de taille : le télésiège de la Combe de l’ours, seul téléporté dont l’activité avait pu être maintenue ces dernières années, sera à son tour fermé.

Élus et membres de la nouvelle association ont dû en effet se résoudre à ce choix face aux coûts élevés (en main-d’œuvre et financiers) que représenterait son ouverture. Encore plus dans la mesure où la Combe de l’ours est concernée cette année par la « grande visite » d’inspection technique, comme l’a rappelé jeudi soir Yann Daniel.

Seul donc le secteur du Planolet et ses cinq téléskis pourront être ouverts cet hiver avec une gestion confiée à Nouvelles traces en Chartreuse et dans l’optique de positionner la station sur l’apprentissage du ski pour les enfants et l’accueil des familles.

Hors vacances scolaires, une ouverture seulement les mercredis et les week-ends

Pour cela, l’association va devoir réunir environ 100 000 € afin de financer l’emploi de huit personnes au minimum. Patrick Picton explique : « Nous avons lancé une campagne de partenariats à l’attention des entreprises et de dons pour les particuliers il y a une dizaine de jours et avons déjà récolté entre 3 500 et 4 000 €. Il nous en faudra au moins 30 000 pour nous permettre d’avoir un fonds de roulement et nous lancer réellement. »

Afin de limiter les coûts au maximum, décision a par ailleurs été prise de n’ouvrir cet hiver que les mercredis et week-ends hors période de vacances scolaires. Il faut dire qu’en plus de son fort endettement, Saint-Pierre/Le Planolet (dont le sommet n’excède pas 1 800 mètres d’altitude) souffre également beaucoup du réchauffement climatique. L’an dernier, elle n’a ainsi pu accueillir les skieurs que durant 31 jours. Statistique qu’elle doublera cet hiver si la neige est au rendez-vous.

Article issu du Dauphiné Libéré

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