10 bonnes raisons de se mettre au ski de rando au printemps

1- Le printemps est la saison d’origine du ski de randonnée :

« Avant, on ne sortait pas les skis de randonnée avant le mois de mars, avril ! ». Qui n’a jamais entendu cette phrase de la bouche d’un amateur de longue date de « peau de phoque » ? Derrière cette affirmation, un brin nostalgique, se cache tout un tas de bonnes raisons. Neige plus molle, pente moins exposée aux avalanches, températures plus clémentes : petit argumentaire pour convaincre même les plus récalcitrants de chausser les peaux. 

 

2- Les jours sont plus longs :

La météo : un argument non-négligeable. Les jours s’allongent, on peut donc partir plus tôt, rentrer plus tard, et donc passer beaucoup plus de temps dans des paysages radieux. Il fait aussi plus chaud : c’est quand même agréable de profiter de sa pause Balisto au soleil. Mais gare aux coups de soleil… Crème solaire obligatoire si on ne veut pas finir rouge écarlate.

Les journées s'allongent, l'occasion de passer encore plus de temps dehors ! Photo C.U.
Les journées s'allongent, l'occasion de passer encore plus de temps dehors ! Photo C.U.

3- Les cols d’altitudes sont déneigés et de nouveaux sommets sont accessibles :

Le printemps arrivant, la neige fond et les premiers cols routiers, fermés l’hiver, commencent à être déneigés. Des sommets qui d’habitude seraient « une belle bambée » (comprendre : c’est long et fatiguant), sont accessibles en un dénivelé moindre. Par exemple : le Cormet de Roselend, le Col du Galibier en Savoie, le Col d’Izoard dans les Hautes-Alpes…

 

4- Il y a moins de demande en magasin de location :

Pour s’initier sans craquer son porte-monnaie, la location est l’idéal. L’avantage du printemps, c’est qu’en station aussi, c’est plus calme. « On a un peu moins de demande, on a quand même quelques groupes jusqu’à début avril, des sorties journées, mais ce n’est pas le débit des vacances de février ! », explique Thomas, vendeur dans un magasin de location de ski à Arêches-Beaufort. 

Pour un pack tout compris (ski, chaussures, bâtons et peaux), compter entre 45 et 50 euros la journée, un prix auquel il convient de rajouter celui de la location du matériel de sécurité (DVA, pelle et sonde), obligatoire lorsqu’on s’éloigne des pistes balisées. 

En fin de saison, les meilleurs skis sont disponibles à la location. Reste plus qu'à comprendre comment ça marche pour rechausser la fixation…  Photo C.U
En fin de saison, les meilleurs skis sont disponibles à la location. Reste plus qu'à comprendre comment ça marche pour rechausser la fixation… Photo C.U

5- Il y a moins de risque d’avalanche (et non pas il n’y a PAS) :

L’essence même du ski de randonnée est de pratiquer en hors-piste, là où la montagne n’est pas « sécurisée ». Il faut donc impérativement s’équiper du triptyque « DVA-Pelle-Sonde » et avoir consulté le bulletin d’estimation du risque d’avalanche (BERA, consultable gratuitement sur https://meteofrance.com/meteo-montagne ). Souvent au printemps, la neige regel la nuit et se réchauffe au fur et à mesure de la journée, ce qui peut amener à des avalanches de fonte. Il faut donc partir tôt, lorsque la neige est encore gelée, pour minimiser les risques. Le mieux si l’on débute reste quand même de se faire accompagner par un guide de haute-montagne, qui saura reconnaître et expliquer les dangers auxquels on s’expose. 

 

6- La neige de printemps est plus facile à skier :

Quel plaisir de se pavaner sur de la moquette ! La neige de printemps est idéale pour le ski de rando. Elle se réchauffe avec le soleil et « décaille » : le fond est dur et la surface est juste dégelée, donnant des conditions très agréables pour skier. La neige parait donc toute douce sous les skis, c’est ce que les montagnards nomment la « moquette ».

 

7- C’est un très bon moyen de préparer son « summer body »

Qui dit ski de rando, dit cardio ! À l’approche de l’été, c’est aussi un bon moyen de prendre l’air en se dépensant. Idéal si abus de fondue il y a eu. Le combo idéal pour retrouver la ligne ? Ski de rando le matin et détente au spa l’après-midi.

 

Photo C.U
Photo C.U

8- Les premiers refuges ouvrent leurs portes, et ne sont pas encore « blindés » :

Et si la première sortie en ski de rando était aussi le baptême d’une nuit en refuge ? Les premiers refuges sont gardés à partir du milieu du mois de mars. De la place dans les dortoirs, de la nourriture réconfortante soigneusement confectionnée par les gardiens, et des paysages magnifiques accessibles à portée de ski. Le bon plan ? Les remontées mécaniques des stations à proximités permettent de raccourcir le dénivelé, très confortable quand les sacs sont chargés. Des forfaits « randonneurs » avec des tarifs à l’unité sont très souvent proposés. 

Le refuge du Col de la Vanoise, au dessus de Pralogan est ouvert (et gardé !) depuis le 8 mars. De nombreux sommets emblématiques sont accessibles, comme la Grande-Casse (en fond), la Réchasse, les glaciers de la Vanoise...  Photo C.U.
Le refuge du Col de la Vanoise, au dessus de Pralogan est ouvert (et gardé !) depuis le 8 mars. De nombreux sommets emblématiques sont accessibles, comme la Grande-Casse (en fond), la Réchasse, les glaciers de la Vanoise... Photo C.U.

9- Il neige encore !

Les fameuses giboulées de mars font encore des ravages ! L’hiver n’est pas fini et les mois de mars et d’avril sont parfois propices à quelques chutes de neige… L’avantage du printemps : avec moins de monde en montagne, vous serez les premiers à en profiter ! 

Masques et tubas étaient nécessaire ce jour-là à Arêches-Beaufort. Le 15 mars 2021, il était tombé plus de 50 cm de neige fraiche ! Photo N.U.
Masques et tubas étaient nécessaire ce jour-là à Arêches-Beaufort. Le 15 mars 2021, il était tombé plus de 50 cm de neige fraiche ! Photo N.U.

10- Et surtout car le ski de « rando », c’est trop bien !

Moyen historique de se déplacer en montagne, la « peau de phoque » est tombée en désuétude avec le développement des remontées mécaniques. « La pratique du ski de rando est revenu au goût du jour depuis 40/50 ans avec une très forte montée en puissance depuis les années 2000, et encore plus depuis le COVID. » , explique Olivier Mansiot, directeur technique en charge des organisations de compétitions de ski alpinisme, croisé lors de la Coupe du Monde de Ski Alpinisme à Val Thorens, « Il y a certaines personnes qui trouvent du plaisir à être libre de ne pas faire la queue, à être libre de leur itinéraire… C’est l’esprit montagne ! », déclare-t-il.

Ski Chrono n°87
Ski Chrono n°87
Du ski alpinisme dans Ski Chrono

De plus apprécié du grand public, ce sport est en passe de devenir olympique (on vous explique tout dans le dernier numéro du magazine Ski Chrono).

Alors, qu’attendez-vous pour vous lancer ?

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