Chassés-croisés sur les routes : les prévisions de trafic, comment ça marche

1. Le mode de calcul des prévisions de trafic

Le PC Osiris, qui supervise la circulation en Savoie, se base sur plus de 30 ans de données chiffrées. Depuis 1992 plus exactement, date de sa création. Pour prédire le trafic lors des départs et retours de vacances au ski, il commence par comparer la configuration du week-end à venir avec ceux des années précédentes, qui ont la même configuration en termes de dates des vacances scolaires, ordre des zones et vacances à l’étranger. À partir de cette année de référence, se rajoutent quelques particularités, comme les jours (semaine ou week-end) sur lesquels tombent les 24-25 et 30-31 décembre.

« Ensuite, on affine avec les chiffres de réservation de Savoie Mont Blanc, les prévisions de trafic des sociétés d’autoroute et la météo », détaille Benjamin Desplantes, chef du PC Osiris. « On sait que si on annonce un week-end ensoleillé, et qu’il y a un bon enneigement, des locaux vont se rajouter au flux touristique. »

2. Une marge d’erreur minime

Sur la base de ces projections, les dés sont jetés. « On colle quasiment toujours à la forme de la courbe réelle du trafic. Et sur les volumes, on est rarement loin du compte », poursuit Benjamin Desplantes. Sur le gros week-end du 30 au 31 décembre dernier, les prévisionnistes attendaient 22 000 véhicules à la montée le vendredi, il y en a eu 21 641. À l’inverse, le samedi, 32 200 étaient comptés contre 29 000 attendus. « Parfois des paramètres, difficiles à maîtriser, se rajoutent. On a par exemple sous-estimé les retours le samedi 30, avec 12 000 véhicules attendus contre 14 300 en réalité. Sans doute des locaux, montés à la journée. »

3. Un trafic en hausse constante depuis 1992

Le trafic a augmenté de 34,8 % depuis 1992. L’hiver dernier, 1 044 647 véhicules sont montés en station, comptabilisés par la station de Cevins, contre 763 000 véhicules en 1992. Le cap du million de voitures a été dépassé l’hiver 2015-2016. En revanche, les pointes horaires de trafic n’ont pas changé : les bouchons s’observent à partir de 10 h, le samedi, et durent toute la journée, à partir d’Albertville.

4. Le pic de circulation toujours observé le samedi

Pas de changement dans les habitudes, le samedi concentre toujours le gros du trafic  : 43 %, contre 33 % sur le vendredi et 24 % sur le dimanche, dans le sens montant. « Ces dix dernières années, le trafic le vendredi a légèrement augmenté, passant de 30 % à 33 % du flux de véhicules total sur un week-end. Mais pas dans des proportions à faire diminuer franchement le trafic du samedi. »

La raison : la location à la semaine du samedi au samedi reste la formule hégémonique. Le record est détenu par le samedi 22 février 2020, où 42 215 véhicules étaient arrivés en Savoie pour accéder aux stations. « Sans neige et sans accident, on arrive à faire écouler le flot. S’il y a un grain de sable, ça complique tout », résume le chef du PC Osiris.

5. Les gros week-ends de février en perspective

Les routes seront particulièrement chargées dès le 3 février et jusqu’au 9 mars, avec un pic attendu pour le samedi 24 février (34 000 véhicules attendus à la montée). Il concentrera les trois zones de vacances scolaires : fin de la zone C, début de la B et milieu de A. Ceux qui le pourront gagneront surtout du temps à ne pas prendre la route ce jour-là.

Article issu du Dauphiné Libéré

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