Le Flocon vert, la consécration de la transition écologique pour les stations ?

Face à l’urgence climatique et aux problématiques criantes de manque de neige et d’eau, les stations de montagne n’ont guère le choix que de se lancer dans une transition écologique pour espérer faire prospérer le tourisme et la vie locale en limitant les dégâts dus au dérèglement climatique.

Pour bénéficier d’un accompagnement, certains se sont tournés vers le Flocon vert, une labellisation délivrée par l’association Mountain riders qui a pour objectif d’engager et de structurer la transition écologique des communes en impliquant les acteurs locaux du territoire. Depuis son lancement en 2013, 27 destinations ont déjà été labellisées, dans les Alpes, le Jura et les Pyrénées

Photo OT HMV
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Identifier les priorités pour proposer des actions concrètes

« Ce label est avant tout un outil qui vient aider le territoire à faire sa démarche écologique, qui reconnaît que la commune est en transition sur les sujets environnementaux, sociaux et que tous les acteurs locaux y travaillent de concert. C’est une indication pour les citoyens et les vacanciers qui peut les aider à choisir leur destination », résume Camille Rey-Gorrez, la directrice de Mountain riders.

N’est pas labellisé qui veut. Après avoir candidaté, un diagnostic est effectué par l’association pour identifier les forces et les faiblesses de la commune. Il s’agit d’identifier les priorités et d’améliorer le plan d’action du territoire. Deux flocons plus tard, Lans-en-Vercors reconnaît que tout n’est pas encore gagné. « L’urgence climatique est indéniable aujourd’hui. Nous avons pu prendre un peu d’avance car si la station a ouvert en 1975, dès l’année suivante, il n’y avait plus de neige. On a été obligés de prendre conscience de cette problématique très tôt, donc de réagir », explique Michaël Kraemer, le maire de Lans-en-Vercors.

La Rosière est labelisée depuis 2023. Photo OT La Rosière
La Rosière est labelisée depuis 2023. Photo OT La Rosière

Un label pour témoigner des efforts fournis

Pour Les Contamines-Montjoie, la participation tient avant tout d’une volonté de la communauté de communes Pays du Mont-Blanc de labelliser l’ensemble de ses stations. « Megève, Saint-Gervais, Cordon et Combloux sont déjà labellisées, alors notre candidature était logique. On s’est dit que cela nous permettrait d’aller plus vite vers les objectifs que nous visions en matière de transition », se souvient François Barbier, le maire des Contamines-Montjoie.

Si les communes ont décroché leur flocon grâce à des avancées sur l’eau, la préservation du pastoralisme, le développement des énergies douces ou encore le réchauffement des lits froids, le chantier est loin d’être terminé et il reste de nombreuses problématiques à traiter, à commencer par la manière dont faire coïncider organisation de gros événements et transition écologique, ou comment développer le tourisme en gardant une vision de durabilité environnementale. « Le travail est long et parfois difficile car ce sont des volontés publiques qu’il faut traiter avec des privés. Ça prend du temps », concède le maire. En clair, le flocon vert ne garantit pas que les communes sont irréprochables en matière de transition écologique et sociale, il témoigne en tout cas d’une volonté d’aller vers le mieux.

Article issu du Dauphiné Libéré

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