Location en montagne : comment les hébergeurs de vacances s’adaptent aux nouvelles demandes

On ne part plus en vacances comme avant. Et notamment à la montagne, où le tout-ski n’est plus forcément la norme. Alors qu’on avait l’habitude de voir des vacanciers skier depuis l’ouverture jusqu’à la fermeture du domaine skiable, du dimanche matin au vendredi soir, on observe depuis quelques années une évolution des mœurs. Moins de ski, mais plus de demandes annexes, comme des visites, du farniente en terrasse, du bien-être ou la possibilité de pratiquer d’autres sports.

>>> Les activités à pratiquer en station quand on ne fait pas de ski

Alexis Gardy, président de Belambra, en fait le constat. « Aujourd’hui, dans les grandes stations, tout va plus vite. On descend plus vite, on remonte plus vite donc même si on fait le même nombre de pistes qu’il y a vingt ans, ça laisse plus de temps dans la journée. Les gens peuvent pratiquer d’autres activités sportives, d’autres formes de loisirs, profiter de la gastronomie ou faire la fête. »

A Val Thorens, de nouveaux hébergements sont construits chaque année. Photo H.R.
A Val Thorens, de nouveaux hébergements sont construits chaque année. Photo H.R.

Nouveaux usages, nouvelles réponses

Côté hébergement, les demandes ont également évolué. Si la tendance est à l’agrandissement des surfaces des appartements, pour garantir un meilleur niveau de confort, les hébergeurs sont également attentifs aux nouvelles demandes des clients. « La tendance historique, c’était une famille qui fait du ski et qui cherche un logement sur les pistes, pour pouvoir partir skis aux pieds », observe Grégory Sion, directeur général de la marque Pierre & Vacances, qui dispose de 75 résidences (soit environ 35 000 lits) dans les Alpes (à La Plagne par exemple) et les Pyrénées (comme à Ax 3 Domaines).

Du ski… mais pas seulement

En station, on fait donc du ski, mais on ne s’en contente plus. « Les gens qui viennent en vacances souhaitent diversifier leurs activités, avec des balades en traineaux à chien par exemple, des balades en raquettes ou des visites patrimoniales », assure Grégory Sion. Pour cela, Pierre & Vacances facilite le contact entre les prestataires des destinations et les vacanciers, en demande de rencontres avec les locaux.

Belambra, pour sa part, a choisi d’internaliser ces nouveaux services. « Nos clients sont en recherche de services, comme l’accompagnement des enfants aux cours de ski pour libérer du temps pour les parents. En parallèle, on a développé une offre en interne avec des cours de réveil musculaire, du yoga, du Pilates, des espaces bien-être notamment pour l’après-ski ou encore des balades en raquettes. »

Les espaces bien-être se multiplient. Photo Belambra
Les espaces bien-être se multiplient. Photo Belambra

Plus d’intimité ou plus de services ?

Une autre tendance est la volonté d’avoir un espace plus privé, pas forcément partagé avec les autres vacanciers. « Des plus jeunes aux plus âgés, les vacanciers veulent des concepts qui les sortent de leur quotidien », poursuit Grégory Sion. Deux projets vont sortir en 2025, chez Pierre & Vacances, qui feront un pas de côté par rapport aux résidences de tourisme classiques. Chez Belambra, on fait plutôt le choix du all-inclusive, avec trois clubs qui proposent du tout-compris, en attendant ceux de Flaine et des 2 Alpes. En tout, le groupe représente 8 000 lits en montagne, entre les Alpes, le Massif Central (Super Besse) et les Pyrénées (Gourette). Face à ces nouvelles attentes, à chacun sa réponse pour se démarquer.

L’été, une saison qui monte

Autre tendance : la volonté de visiter les sommets hiver comme été. « Je pense que la montagne va connaître le même boom, dans les dix prochaines années, que le camping il y a quelques temps », s’avance Grégory Sion. « Ce sont des vacances dans la nature, où les gens peuvent se retrouver avec moins de monde et un rapport qualité-prix intéressant. » Une idée à laquelle souscrit Alexis Gardy. « Depuis la crise sanitaire, on voit un intérêt accru pour la montagne en été, qui est riche, diversifiée. On peut pratiquer beaucoup d’activités de plein air dont pas mal d’activités douces. » Ce qui incite les hébergeurs à s’intéresser à la belle saison.

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