Samoëns : ils vont nager dans une eau à moins de 4,8°C

Si vous êtes plutôt de nature frileuse, genre « je vais pas dans l’eau si elle est à moins de 25°C », alors peu de chance pour que vous vous découvriez une passion pour la nage en eau glacée. Dommage, car la discipline est en plein essor et gagne à être connue. « Il y a beaucoup de sourires pendant les compétition », jure par exemple Catherine Pléwinski, médaillée de natation aux Jeux olympiques de Séoul et Barcelone, à la baguette de l’organisation. « On a rarement des personnes qui sortent tristes des bassins, c’est joyeux du début à la fin. L’eau froide a un effet euphorisant qu’on retrouve pendant les compétitions. » Soit.

Une eau à moins de 4,8°C

Mais il faut tout de même une sacrée dose de courage pour se lancer sans combinaison, armé d’un simple maillot de bain, dans une eau à moins de 4,8°C ! Catherine Pléwinski ne dit pas le contraire, elle qui vient de la nage « classique » où les bassins sont à 27°C minimum. Coach au club de Megève, non loin de là, elle désespérait de voir le bassin de 50m inutilisé et a creusé l’idée d’une compétition un peu givrée.

Dans l'eau glacée, mieux vaut rester actif. Photo OT Samoëns
Dans l'eau glacée, mieux vaut rester actif. Photo OT Samoëns

En 2020, Samoëns accueillait les Championnats de France de la discipline (56 engagés), avant de passer cette année à la vitesse supérieure cette année. La station voisine de Megève a par ailleurs également organisé ces championnats de France de nage hivernale au mois de décembre 2022, avec un certain succès, preuve que la discipline séduit. Pour cette édition, le cadre sera également soigné. « Ce sera dans le lac du aux dames, depuis lequel on a une jolie vue sur les montagnes et le Criou. Si en plus on a un peu de neige autour… A cette époque, l’an dernier, il y avait 25 centimètres de glace sur le lac. Ça nous prendrait un temps fou à la casser, mais ce sera magnifique ! »

Saunas et spas sont à dispositin des concurrents pour se réchauffer. Photo OT Samoëns
Saunas et spas sont à dispositin des concurrents pour se réchauffer. Photo OT Samoëns

Des spas pour se réchauffer

Plusieurs distances sont au programme, dans toutes les nages, comme dans l’eau chaude. Mais ici, la distance reine n’est pas forcément l’aller-retour, plutôt le 1000 mètres qui demande de rester près d’une vingtaine de minutes immergé (sans toutefois mettre la tête sous l’eau). « Il y a un contrôle médical important, avec obligation de présenter un électrocardiogramme datant de moins de 3 mois », détaille Catherine Pléwinski.

« Certaines distances, comme le 1 000 mètres, sont interdites aux moins de 18 ans. Il y a un espace de de réchauffement complet à mettre en place. » Un espace porté à une trentaine de degrés avec serviette chauffées et médecins est en effet nécessaire pour les concurrents sortant de l’eau. « On est obligé d’avoir des saunas et des spas sur place. Au bord du bassin, il faut qu’il y ait deux médecins, des plongeurs quand on est en lac et des maîtres-nageurs plus une équipe de secouriste. On ne prend aucun risque. »

« Je ne supporte pas le froid »

Parmi les 400 concurrents, on retrouvera des habitués des lacs glaciaux, mais également quelques nouveaux. Ce sera le cas de Ludivine BLanc, 27 ans, multi-médaillée aux championnats de France de natation, qui a pris le pari. « J’aime me lancer des défis et j’ai décidé de relever celui-là », explique-t-elle. Préparatrice mentale, elle cherche dans cette expérience un moyen de sortir de sa zone de confort. « J’ai envie de découvrir de nouvelles activités et de travailler sur le dépassement de soi, parce que je ne supporte pas le froid. » Dans cette eau glacée, la Montpelliéraine sera servie !

Les vertues euphorisantes de l'eau froide rendent les compétitions agréables. Photo OT Samoëns
Les vertues euphorisantes de l'eau froide rendent les compétitions agréables. Photo OT Samoëns
De la nage et de la bonne humeur. Photo OT Samoëns
De la nage et de la bonne humeur. Photo OT Samoëns
Sous la glace, la fête

Si l’eau sera froide, l’ambiance sera chaleureuse pendant l’événement, à Samoëns. « Sur ces compétitions, on retrouve des ambiances assez sympathiques », assure Catherine Pléwinski. « On a mis en place plein de chose, comme des chalets avec de la restauration, des beignets de pomme de terre le samedi ou de la musique avec la fanfare du 27e Bataillon des chasseurs alpins. » Une exposition olympique sera également mise sur pied, pour mettre en avant les nageurs médaillés olympiques et les nombreux sportifs haut-savoyards médaillés olympique sur les sports d’hiver.

A Annecy, pour le paddle, la Glagla Race a ses adeptes

Pour ceux qui sont plutôt orientés paddle, le lac d’Annecy sera le théâtre de la Glagla Race ce samedi 21 janvier 2023. Près de 850 amateurs et professionnels de stand up paddle, de plus de 25 pays, seront réunis pour des courses de 3,5 km, 6,5 km, 10 km, 15 km, une « technical race » et une course à 4 sur un paddle. Nouveau cette année : une course de 10 km pour les adolescents entre 14 et 17 ans. On vous prévient, l’eau ne sera pas à plus de 4°C…

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