Comment bien choisir sa crème solaire avant sa randonnée en montagne ?

Les rayons du soleil sont essentiellement composés de rayons ultraviolets A et de rayons ultraviolets B. Les UVB pénètrent la couche superficielle de la peau et sont responsables des coups de soleil, ainsi que d’une grande partie des cancers de la peau (mélanome, carcinome).

Lorsqu’on s’expose au soleil, notamment lors de randonnée en montagne, il est important de se protéger de ces rayons avec des vêtements et/ou de la crème solaire.

Qu’est-ce que le SPF ?

Le SPF est le facteur de protection solaire d’une crème, sun protection factor en anglais. Il est classifié en quatre catégories :

– protection faible, de 6 à 10
– protection moyenne, de 15 à 25
– protection haute, de 30 à 50
– protection très haute, 50 et plus
Cet indice est calculé en fonction du pourcentage de rayons UVB filtrés. Ainsi, un indice 15 bloque environ 95 % des rayons, un indice 30, 96,7 % des rayons et un indice 50, 98 % des rayons. Ces différences semblent modestes mais font une grosse différence pour la santé de votre peau.

Il est important de penser à la crème solaire même si un voile de nuage apparaît : les rayons du soleil passent à travers et ne vous épargneront pas. Photo Shutterstock
Il est important de penser à la crème solaire même si un voile de nuage apparaît : les rayons du soleil passent à travers et ne vous épargneront pas. Photo Shutterstock

Connaître son phototype

Il faudra choisir votre crème solaire en fonction de votre phototype (catégorisation des types de peau). L’OMS se réfère à l’échelle de Fitzpatrick qui identifie six phototypes différents.

La classification va du phototype I, peau très blanche, cheveux blonds ou roux, yeux bleus/verts (pas de bronzage mais des coups de soleil) au phototype VI – peau noire, cheveux noirs, yeux noirs (jamais de coup de soleil).

Logiquement, plus le phototype est faible, plus il faut se protéger du soleil, notamment en choisissant une crème solaire de protection haute et très haute.

Mais « même avec un phototype élevé, il est recommandé d’appliquer les gestes de protection solaire car personne n’est à l’abri de développer un cancer de la peau », précise toutefois l’Institut national du cancer.

En outre, toujours selon cet institut, les facteurs aggravants suivants nécessitent une vigilance accrue :

– des antécédents de coups de soleil
– de cancers de la peau dans la famille
– de nombreuses taches de rousseur et grains de beauté
– une immunodépression
– un mode de vie imposant une exposition prolongée au soleil
– le fait d’avoir vécu longtemps dans un lieu très exposé au soleil

Photo d'illustration coup de soleil brûlure crème soin/ Photo Le DL/ADOBE STOCK
Photo d'illustration coup de soleil brûlure crème soin/ Photo Le DL/ADOBE STOCK

Et pour les enfants ?

Avant deux ans, on évite le plus possible d’exposer un enfant au soleil. « L’exposition au soleil pendant l’enfance est la principale cause de cancers cutanés à l’âge adulte », justifie Santé publique France. Jusqu’à l’adolescence, la peau des enfants est plus fine et moins pigmentée, ce qui la rend vulnérable aux effets délétères des rayons UV.

Ainsi, pour un enfant, il faudra toujours choisir une crème solaire SPF 50 +. Enfin, selon le guide de l’UFC-Que Choisir, publié en 2018, les crèmes estampillées « enfants » comporteraient moins d’allergènes. « Il semble donc que les fabricants veillent à proposer des formules plus sûres pour leurs gammes destinées aux plus petits », précise l’union de consommateurs.

Enfant se passant de la crème solaire Photo Le DL/ADOBE STOCK
Enfant se passant de la crème solaire Photo Le DL/ADOBE STOCK

Et l’environnement ?

Selon la Fondation pour la nature et l’homme (FNH), 25 000 tonnes de crème solaire seraient déversées dans les mers et océans chaque année, soit, 0,8 litre par seconde.

Pas moins de 4 000 tonnes de résidus de crème solaire menacent 10 % des récifs coraliens mondiaux. Sous leurs effets, ils blanchissent et finissent par mourir.

Pour protéger les océans, l’ONG recommande de bien lire les étiquettes et de proscrire les composants chimiques suivants : l’ethylhexyl methoxycinnamate, le 4-methylbenzylidene camphre (4-MBC), le benzophenone-3 (ou oxybenzone), l’homosalate et le butylparaben et enfin, l’octocrylène (un composant chimique ciblé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire, qui demande son retrait du marché).

La fondation recommande également l’utilisation de filtres minéraux à la place des filtres chimiques, dont les effets sont délétères pour l’environnement. Toutefois, certaines de ces crèmes contiennent des nanoparticules soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens.

Protectrice pour la peau ou non toxique pour l’océan, la crème solaire parfaite n’existe sans doute pas encore. « Pour bien choisir votre crème, n’hésitez pas à consulter les tests approfondis réalisés par certaines associations de consommateurs », conseille FNH.

 

Source : UFC-Que choisir, Santé publique France, Fondation pour la nature et l’homme, Institut national du cancer 

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