Cueillettes et sentiers : les bonnes pratiques à adopter en montagne

L’envie de plein air se fait sentir. L’arrivée des beaux jours et des premiers rayons de soleil nous pousse vers les sentiers de randonnées et les cueillettes en tout genre.

Juliette Buret, chargée de projets d’écotourisme au service réserves naturelles de Rando nature, livre ses recommandations, entre bonnes pratiques et conseils. « Admirons les fleurs de montagne sans les cueillir, marchons sur les sentiers balisés sans piétiner les milieux naturels alentours, refermons les barrières des pâturages pour respecter le travail des bergers. La nature est notre maison à tous, c’est un espace de vie pour la biodiversité et les animaux ainsi qu’un espace de travail. Nous sommes nombreux à la partager, chaque geste compte. »

L’impact des cairns

Par exemple, avez-vous déjà observé ou vous-même réalisé des cairns (ce sont ces petits empilements de pierres réalisés artificiellement) lors de vos balades ? L’impact à grande échelle d’actions telles que celles-ci est plus important que ce que l’on pourrait penser.

Photo Unsplash
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En montagne, de nombreux sentiers et itinéraires de randonnée traversent des propriétés privées, tels que des sentiers forestiers, chemins ruraux ou de desserte… Ils sont soumis à une convention d’autorisation de passage entre la commune et le propriétaire. Cette convention peut être résiliée à tout moment par le propriétaire privé, ou par une vente, ce qui change les responsabilités et le plan des sentiers.

« Avec l’augmentation du nombre de pratiquants, il est essentiel de prendre en compte les différents acteurs présents en montagne. Respectons les balisages et les infrastructures pour partager encore longtemps notre belle montagne ! », indique la chargée de projet.

L’exemple de l’ail des ours

Cette saison, l’ail des ours fait partie de ces plantes que beaucoup ont aimé cueillir, vous l’avez peut-être déjà vu près de chez vous, même près des villes. Comment le reconnaître ? Quelles sont ses particularités et quels sont les risques ? Ce végétal, répondant également au nom “Allium Ursinum”, est comestible et est devenu très populaire ces dernières années notamment pour son goût distinctif, ses valeurs nutritionnelles et ses multiples utilisations culinaires.

Photo Unsplash
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Juliette Buret donne quelques clés pour le reconnaître. L’ail des ours ne pousse qu’au printemps, dans les milieux frais et colonise son habitat. C’est une plante qui possède des fleurs blanches étoilées et propage une forte odeur d’ail. Concernant la feuille, elle a la particularité d’être mat sur le dessous, de s’abîmer rapidement et d’avoir des nervures parallèles.

« Comme toutes les autres plantes sauvages comestibles, il est important de garder à l’esprit que plusieurs parasites peuvent être présents et sont dangereux pour votre santé. Pensez au risque de contamination à l’échinococcose alvéolaire par exemple : il faut repérer les excréments des renards et des chiens, récoltez les plantes en hauteur ou dans les pentes. Seule la cuisson permet de se prémunir de ce parasite et non le lavage à l’eau claire ou la congélation », explique Juliette. À ne pas confondre avec le muguet !

La menace du ténia

Pour rappel, l’échinococcose alvéolaire est un parasite (ténia) dont les hôtes naturels sont les canidés, tel que le renard. « Contrairement aux rumeurs populaires, ce parasite se loge dans l’intestin grêle du renard et donc dans ses selles et non dans l’urine. L’homme peut être contaminé après la consommation, par mégarde, des œufs de larves de ténia. Des lésions sévères et graves qui s’expriment de 5 à 15 ans après ingestion ».

Pour résumer, il est important de limiter son impact sur l’environnement, au maximum, pour pouvoir en profiter le plus longtemps possible.

Article issu du Dauphiné Libéré

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