Avalanche : à quoi sert vraiment un DVA et comment l’utiliser correctement ?

La neige est au rendez-vous de ce début de mois de janvier 2026 avec des cumuls très importants depuis ce week-end dans de très nombreuses stations de ski des Alpes. Mais les conditions météorologiques ne sont pas pour autant idéales. Le manteau neigeux reste très instable avec un risque d’avalanches élevé notamment dans les massifs de Savoie et des Pyrénées (4/5 selon Météo France), il est très important de rester prudent sur les pistes de ski et en dehors et de respecter les consignes de sécurité. Il est également primordial d’être parfaitement équipé.

Accessoire indispensable lorsqu’on s’éloigne des pistes balisées, le DVA est la technologie la plus efficace pour retrouver quelqu’un enseveli dans une avalanche. Mais comment fonctionnent ces appareils ? Réponse avec Alan Convert, représentant de la marque ARVA (article publié en 2023).

« Retrouver son partenaire qui a été enseveli »

Quelle est la différence entre un ARVA et un DVA ?

« Vous entendrez peut-être parler d’ARVA de la part de quelqu’un qui parle d’un DVA. Ce n’est pas correct. On parle bien d’un détecteur de victime en avalanche, que l’on abrège en DVA. Il ne faut pas confondre avec ARVA, qui est une marque qui en fabrique. »

À quoi sert un DVA ?

« Lorsqu’on sort en hors-piste, en randonnée ou en freeride, on est exposé aux avalanches. Avoir un DVA sur soi permet de faire de la recherche réciproque. L’objectif est que s’il y a une coulée de neige qui part, on puisse retrouver son partenaire qui a été enseveli. Il a deux fonctions principales : émettre des ondes, et en recevoir. En temps normal, tous les appareils sont en mode émission, et lorsqu’on veut retrouver quelqu’un, on va passer en mode recherche. Cela va permettre de retrouver son compagnon en suivant les ondes émises par son appareil. »

Les appareils récents sont très précis pour retrouver les personnes enfouies sous l'avalanche. Photo ARVA.
Les appareils récents sont très précis pour retrouver les personnes enfouies sous l'avalanche. Photo ARVA.

Un bouton de marquage pour rechercher plusieurs victimes

Comment fonctionne un DVA ?

« Les appareils sont tous sur la même fréquence, et émettent des ondes radios de fréquence 457 kHz (±10 Hz) et 2,1 μA/m. Le DVA émet des ondes en « oreilles de Mickey », autour de l’appareil. Les appareils donnent une indication chiffrée sur l’écran, qui est équivalente à une distance, et des flèches qui fluctuent de gauche à droite et donnent la direction de la victime. »

Le DVA émet des ondes en « oreilles de Mickey », en les suivant le sauveteur va pouvoir se rapprocher très précisément de sa victime, en faisant un arc de cercle jusqu'à elle. Photo ARVA.
Le DVA émet des ondes en « oreilles de Mickey », en les suivant le sauveteur va pouvoir se rapprocher très précisément de sa victime, en faisant un arc de cercle jusqu'à elle. Photo ARVA.

Comment choisir un bon DVA ?

« Les appareils récents ont trois antennes : une qui fait la distance, une qui fait la direction et la dernière qui va donner la profondeur, ce qui est très important en phase finale. C’est le critère le plus important, on considère que les autres appareils sont obsolètes. Il est aussi important d’avoir un bouton de marquage. C’est utile dans le cas où il y a plusieurs victimes ensevelies. Cela permet « d’oublier » la première victime une fois celle-ci retrouvée, pour se concentrer sur la deuxième personne à rechercher. »

Un détécteur de victime en avalanche. Photo ARVA.
Un détécteur de victime en avalanche. Photo ARVA.
La pelle et la sonde, les frères jumeaux du DVA

Un DVA seul ne sert pas à grand chose. Il doit obligatoirement être accompagné d’une pelle et d’une sonde, afin de pouvoir localiser très précisément les victimes ensevelies et les dégager. C’est le « triptyque » obligatoire avant chaque sortie rando ou freeride. Et un DVA sans formation, c'est inutile aussi : « le plus important c'est de savoir se servir du matériel, et apprendre comment gérer un secours », rappelle Frédéric Jarry, formateur au sein de l'ANENA.  

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