Quelles sont les différences entre le ski freeride et le ski freestyle ?

Freeride, freestyle, freeski… Lorsque l’on n’a pas toujours évolué dans l’environnement du ski et de ces différentes disciplines, tous ces anglicismes peuvent paraîtres un peu barbares. Qu’en est-il de ces différentes pratiques de ski ? A quoi correspondent-elles, et, surtout, qu’est-qui les différencies ? Réponses.

Sur les snowparks sont aménagés toutes sortes de modules comme cette longue rampe. Photo Pierre-Alexis Bisson/ Le DL
Sur les snowparks sont aménagés toutes sortes de modules comme cette longue rampe. Photo Pierre-Alexis Bisson/ Le DL

Nature vs snowpark 

Pour commencer, l’espace dans lequel sont pratiquées ces deux disciplines n’est pas le même. Les freestylers évoluent dans des snowparks, ou, à minima, sur des pistes damées et aménagées avec quelques modules comme des tremplins. Le lieu de leur pratique est donc aménagé dans les stations, de façon durable ou non. Les freestyleurs, quant à eux, évoluent hors-piste, en pleine nature, loin des pistes entretenues et balisées. Il s’agit d’une pratique plus  »sauvage » du ski.

 

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Deux philosophies et deux pratiques différentes

Originellement, dans l’état d’esprit, la différence entre les deux pratiques peut paraître floue. Il s’agit, assez simplement, pour chacune de descendre les montagnes de la manière la plus spectaculaire possible. La différenciation commence à opérer avec l’implémentation de règles en freestyle, pour la sécurité des sportifs mais également pour parvenir à définir un vainqueur dans le cadre d’une compétition. S’il existe bien des compétitions en freeride, elles sont moins développées que leurs cousines du freestyle.

La notion de performance est plus prégnante dans le cadre du freestyle. Il s’agit d’exprimer sa créativité en accomplissant des prouesses acrobatiques. Ces tricks se font en se pliant à un certain nombre de contraintes que sont les modules du parcours et les critères de notation. La note est attribuée en fonction de l’amplitude des sauts, la difficulté de la figure, l’exécution, la fluidité, le style, leur enchainement ou encore variété déployée lors du « run », du passage. Le freestyle peut donc s’inscrire dans un esprit de compétition et de performance, bien qu’il laisse la part belle à la créativité des mouvements exécutés.

L’esprit d’aventure, d’exploration et la recherche de sensations sont au cœur de la pratique du freeride. L’expérience de la nature et des grands espaces vierges également. Cela n’exclue pas pour autant ni la performance ni la créativité, au contraire. Il faut de la seconde pour trouver comment descendre les flancs de montagne, pour déceler de nouvelles lignes dans un paysage inconnu ou, parfois, connu sur le bout des ongles. 

 

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 Vue d'un half-pipe. Le Dauphiné Libéré / Jean-Laurent Ratchel-Euverte
Vue d'un half-pipe. Le Dauphiné Libéré / Jean-Laurent Ratchel-Euverte
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  • Le big air  : une figure a exécuter sur un saut unique grâce un immense tremplin.
  • Le ski cross : courses courues à quatre sur un parcours qui mélange sauts, rampes et virages serrés. 
  • Le half-pipe : descente en effectuant des figures pouvant aller jusqu'à plus de 20 mètres de hauteur sur une piste en forme de « demi-tube ». 
  • Le slopestyle : descente et réalisation de tricks dans un snowpark équipés de rampes, tremplins, rails, marches etc. 
  • Le ski de bosse : descente chronométrée sur une piste couverte de bosses. La rapidité et la qualité de la descente donnent des points, en plus de deux sauts acrobatiques à performer. 

 

Les tricks sont notés d'après plusieurs critères : progression, amplitude, variété, exécution et difficulté.

Les qualités nécessaires à la pratique

Ski freestyle et ski freeride demandent chacun des qualités supérieure en matière de maîtrise du ski. Maîtriser à la perfection les fondamentaux est un minimum requit. Ensuite viennent les qualités ayant traits à la partie acrobatique. Il ne faut pas avoir peur, être agile et doté d’un bon sens de  l’équilibre. Avoir une bonne oreille interne est nécessaire pour réaliser les tricks les plus complexes et spectaculaires. De même il faut avoir une bonne appréhension de l’espace pour ne pas se perdre en pleine figure. Enfin, la créativité est un plus.

Pour les freeriders il faut également être en mesure de savoir lire la pente, trouver les bonnes lignes, les bons chemins sur lesquels faire sa trace. Une maîtrise et une connaissance aiguë des dangers de la montagne est également indispensable, notamment en matière d’avalanches.

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Maintenant que vous connaissez les différences entre le ski freeride et le ski freestyle, vous êtes en mesure de comprendre également ce qu’ils ont en commun, à savoir la volonté de toujours vouloir repousser les limites de ce qu’est capable de faire l’être humain sur des skis.

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