En randonnée, on prend garde à ne pas glisser sur la neige pour ne pas tomber dans le vide mais un autre danger guette. Et il vient d’en haut cette fois-ci.
La fonte des neiges, favorisée par la hausse du mercure, fait planer une autre menace: celle des avalanches de névés. Et mieux vaut ne pas se trouver sur la trajectoire, comme pour les chutes de pierres.

Un risque accru avec le redoux
« Le risque d’avalanche de neige fondue est aussi à prendre en compte mais le principal danger, c’est la glissade », martèle le commandant Guy Le Névé, patron du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) d’Annecy. Le bruit fracassant généré par un névé qui se décroche peut prévenir mais il invite à la plus grande réactivité pour se mettre à l’abri. Il est préférable dans la préparation de son itinéraire d’éviter de traverser des couloirs au pied de pentes raides où l’éboulement pourrait se concentrer en dévalant.
Ces dernières semaines, la Tournette dégringole, comme en attestent les deux avalanches filmées à une semaine d’intervalle, les jeudis 16 et 23 avril dernier. La première a été captée depuis le ciel par un parapentiste annécien qui se trouvait quelques minutes plus tôt à proximité des reliefs où elle a dévalé, cherchant des ascendants pour s’élever jusqu’au sommet. La seconde a été filmée par une jeune femme qui a juste eu le temps de sortir son téléphone, alors qu’elle se rendait au travail du côté de Montmin. Les deux avalanches massives se sont produites dans la face ouest du massif du bout du lac d’Annecy, la plus exposée, et ont dévalé sur plusieurs centaines de mètres. Par chance, personne ne se trouvait dans leur trajectoire.
Ces deux avalanches ont été immortalisées mais d’autres ont pu se produire et d’autres pourraient encore se produire. La prudence reste de mise jusqu’à la fonte définitive des neiges sur le massif de la Tournette.
Article issu du Dauphiné Libéré