Petite station de ski située dans les Hautes-Alpes, Céüze se voit exploitée de façon discontinue jusqu’à sa fermeture définitive il y a quelques années. Situé entre 1 500 et 2 000 mètres d’altitudes, l’enneigement était jugé de plus en plus incertain.
Après plusieurs années à stagner, le processus de démantèlement a été lancé. La station a décidé d’abattre les 25 pylônes qui permettaient à ses 8 téléskis de fonctionner.
Un coût trop lourd
Plusieurs facteurs ont contribué à la décision de fermer la station. Comme pour de nombreuses stations en moyenne montagne, Céüze souffrait de conditions d’enneigement irrégulières, rendant l’exploitation trop irrégulière.
Les coûts d’exploitation et d’entretien des remontées mécaniques étant trop élevés, la collectivité de la commune de Buëch-Dévoluy, en charge de la station, a décidé de ne pas relancer l’exploitation.
Réinventer la montagne
Le budget alloué au démantèlement a été voté en septembre 2024, pour un montant de 137 000 euros. La première étape du démontage a consisté à retirer la gare de départ du téléski de la Corniche, en octobre de cette année.
Pour le site, ce démantèlement n’est pas vu comme une fin, mais comme « une renaissance du site, un retour vers une écologie plus humble, libérée de l’infrastructure lourde du ski alpin ».
Le cas de Céüze montre que le climat change plus vite que les modèles économiques s’adaptent. Tout comme Hautacam le mois dernier, le réchauffement climatique nous force à réinventer le lien entre l’Homme et la montagne. Plusiuers stations doivent faire le choix entre produire coûte que coûte de la neige artificielle, ou transitionner vers d’autres formes de vie en montagne.


