« La station ouvrira le 20 décembre prochain en toute tranquillité, assure Didier Riche. Nous sommes prêts. » Bien sûr, cette ambition reste suspendue au bon vouloir des flocons. Mais au moins, côté finance, tout va beaucoup mieux, si l’on en croit le président du domaine déficitaire.
Ce n’était pourtant pas gagné depuis que la Cour des comptes avait mis son nez dans le dossier, épinglant à l’automne dernier un déséquilibre prévisionnel de – 189 000 €, après une saison catastrophique, marquée par la pluie et des températures douces.
Une saison 2024-2025 bien meilleure
Ce trou dans la caisse sera bientôt de l’histoire ancienne, d’après Didier Riche, rassuré par la fréquentation de la dernière saison : 42 000 forfaits vendus. Une « année normale » qui tranche radicalement avec la précédente, au cours de laquelle les ventes avaient drastiquement chuté. Elles étaient deux fois moins élevées : « On a donc fortement remonté la pente. »
Merci la neige, tombée très tôt, au mois de décembre. Un plâtrage solide qui a permis d’ouvrir le domaine avec une semaine d’avance : « On a eu 81 jours d’ouverture avec un week-end anticipé, se félicite Didier Riche. Les années précédentes, nous étions plutôt autour de 70. » Cet enneigement de fin d’année a offert « une sous-couche » tenace, sorte de bouclier contre les redoux. Ce, à condition « d’utiliser la neige de culture complémentaire sur certains points de la station ».

« Nous sommes optimistes »
En parallèle, pour réduire son déficit, la régie indique avoir surveillé ses dépenses d’exploitation au jour le jour : « Nous avons joué sur une alternance des remontées et des horaires. Ce qui nous a permis d’offrir un domaine skiable optimum quand il y avait beaucoup de monde, les week-ends et pendant les vacances scolaires. Et d’avoir un domaine skiable restreint quand la fréquentation était plus faible. »
Une « gestion prudente » d’un côté. Un coup de pouce de Mère nature de l’autre. Résultat : « Le déficit prévisionnel a été réduit [jusqu’]à – 55 000 €, en clôture de l’exercice 2024. Charge à celui de 2025 de résorber ce résidu : « Au vu du chiffre d’affaires réalisé en janvier, février et mars, nous sommes optimistes », savoure le président de la régie, indiquant que ces résultats lui permettent de maintenir l’outil et d’assurer les investissements pour la saison prochaine : « On a présenté un budget prévisionnel à l’équilibre ». Le gestionnaire rêve même d’un excédant si l’or blanc joue le jeu au mois de décembre prochain.
Plus aucune raison de s’inquiéter ?
Didier Riche tempère : « On sait que le maintien des activités hivernales sur plusieurs années est un dispositif qui peut être fragile. En parallèle, on doit préparer l’avenir. »
La régie entend mettre en place un « plan de transition », afin de diversifier les activités de la station de moyenne montagne, culminant à 1 750 mètres d’altitude. Pourquoi pas, par exemple, « développer des parcours de découvertes pédagogiques de la faune et la flore ».
Mais encore ? « C’est trop tôt, je ne peux pas m’avancer. »
Article issu du Dauphiné Libéré