On connaissait les cabanes à livres, mais voici la Télé Cabine à livres ! Elle trône depuis début mai devant la mairie et, au vu de sa couleur rutilante, on ne peut pas la rater !
L’idée remonte à quelques années. « Créer une boîte à livres, c’était l’un des projets du conseil municipal des jeunes. Mais comme il y en avait beaucoup trop, ça a été abandonné. J’en ai repris l’idée et le conseil m’a suivi. L’opportunité de cette cabine est arrivée un peu par hasard avec le remplacement de la télécabine du Linga en 2025. Une fois les cabines démontées, il a fallu du temps avant de rapatrier celle-ci jusqu’à Montriond », explique Carole Michaud, alors élue à Montriond. Depuis mars, elle ne siège plus au conseil municipal, mais est heureuse de voir que son idée est allée jusqu’au bout.
Il s’agit de la cabine n° 7 de la télécabine du Linga, inaugurée en 1986 sur le domaine du même nom à Châtel. Pendant 39 ans, elle a assuré environ 60 300 rotations de bas en haut de la montagne, transportant quelque 500 000 passagers ! C’est peu dire qu’elle en a vu des skieurs, randonneurs, visiteurs, été comme hiver…
Arrivée à Montriond, la cabine est passée entre les mains d’Alain Rulland (TP Maintenance), qui lui a créé un socle pour assurer sa stabilité. Puis elle est allée chez Mickaël Maître, de la Carrosserie des Plagnettes, pour se faire un lifting.

Un lieu de partage et d’évasion
Les services techniques de la commune ont réalisé les étagères pour poser les livres, et Cindy Pagnier (chargée de communication à la mairie) et Carole Michaud ont imaginé les autocollants pour la customiser. Il reste à poser les marches pour accéder à l’intérieur mais sinon, la cabine à livres est déjà opérationnelle.
Pour choisir ses bouquins, il faut tirer la chaînette et pousser les portes vers l’extérieur. On prend des livres, on en pose, cette bibliothèque fonctionne sur la base de l’échange et du partage. Romans, BD, livres jeunesse, documentaires, chacun contribue à faire voyager les histoires. C’est accessible à tous, gratuitement, sept jours sur sept. La Ville compte sur tous pour remplir les étagères, garder le lieu propre et rangé.
Article issu du Dauphiné Libéré