À la Buffaz, l’observation du vol nuptial et de l’acte de reproduction conduit à l’activation d’une bulle de quiétude : plus aucun vol de parapente n’est autorisé dans un rayon de 250 mètres, autour mais aussi au-dessus du nid. « Concrètement, il est désormais interdit de voler au-dessous de 1 800 mètres d’altitude dans ce secteur », confirme Audrey Moore, présidente du club de parapente Volants Bauges.
Elle a assisté à ce spectacle à Aillon-le-Jeune. « Ça m’intéresse et c’est mon rôle de transmettre toutes les infos à nos 70 membres. » Elle participe également au groupe de travail qui définit les bulles de quiétude.

Une cohabitation délicate entre passion du vol et protection de la faune
Il y en a 40 répertoriées dans le parc naturel régional des Bauges, « mais nous n’en activons qu’une vingtaine par an, nous essayons de limiter au maximum les contraintes pour les parapentistes. Nous n’activons ces bulles que quand nous observons un comportement de reproduction des aigles royaux, des faucons pèlerins ou des circaètes. »
« C’est une période sensible pour les oiseaux qui coïncide avec celle de notre pratique. La vérification d’une bulle de quiétude avant chaque vol n’est pas encore devenue un réflexe. Il y a encore du travail pour que ça rentre dans nos habitudes. Nous faisons tout pour simplifier les choses, comme l’intégration de ces bulles à nos cartes de vols. C’est un point technique sur lequel nous travaillons », assure Audrey Moore, jumelles en main, pour ne rien louper du spectacle offert par les deux rapaces.
Article issu du Dauphiné Libéré