Pour faire court, on dira que le vélorail, c’est une rosalie (un quadricycle touristique)… mais sur rails !
Un engin tout simple – deux selles à l’avant, deux pédaliers, une banquette à l’arrière, une batterie – qui permet de se balader en famille, le véhicule pouvant accueillir jusqu’à 4 adultes, ou 5 personnes s’il y a des enfants…
« Nous sommes prêts : nous avons reçu 13 vélorails, ce qui permet le démarrage de l’activité. Au total, nous tournerons avec 22 machines », explique Christophe Faivre, gérant d’Ecoloisirs, la société qui va exploiter le vélorail.

Une activité très accessible et familiale
Pour mieux en parler, nous avons évidemment tenté l’expérience, empruntant les premiers kilomètres qui relient Saint-Georges-de-Commiers à Notre-Dame-de-Commiers. Et on vous le confirme : c’est très, très facile !
Le vélorail avance presque tout seul, permettant aux pilotes, comme aux passagers, de profiter du paysage. Et de vivre quelques émotions lorsqu’il s’agit d’emprunter le premier tunnel : 300m de rafraîchissement, avec une entame dans l’obscurité totale, avant que la lumière ne se déclenche. Frissons assurés !

Réinvestir un patrimoine délaissé
Mais pas d’inquiétude, le Vélorail des Alpes promet davantage de détente que de tension. Initié par la Ville de Saint-Georges, il vise à valoriser un site qui fut longtemps très fréquenté, avant de son “abandon” en 2010, après l’éboulement qui a condamné la partie basse du parcours du Petit train.
Samedi marquera donc l’an 1 du renouveau de la gare saint-georgeoise. Un secteur riche d’un patrimoine ferroviaire unique en France, avec atelier, machines et pièces, wagons… qui, jusqu’ici, faisait surtout le bonheur de passionnés (et d’amateurs d’urbex). Avec le vélorail, un nouveau public va le découvrir.

Article issu du Dauphiné Libéré