Le 31 juillet 2025, le Tour de France Femmes entre dans une nouvelle dimension avec sa première étape de montagne. Longue de 123,7 km, cette 6ᵉ journée de course relie Clermont-Ferrand à Ambert, en plein cœur du Massif central. Avec plus de 2 300 mètres de dénivelé positif et plusieurs cols au programme, elle s’annonce comme un tournant stratégique de l’épreuve. Voici tout ce qu’il faut savoir sur cette étape décisive.
Après plusieurs journées plus accessibles aux sprinteuses ou aux puncheuses, cette étape marque le début des choses sérieuses pour les candidates au classement général. Le tracé serpente à travers les monts du Livradois-Forez, un territoire souvent méconnu mais redoutable, tant pour ses pentes que pour sa nature sauvage.
Avec quatre ascensions répertoriées, dont deux de première et deuxième catégorie, cette journée servira d’introduction aux efforts en altitude avant les grandes étapes alpines. La densité des difficultés et la nature vallonnée du terrain la rendent propice aux attaques de loin et aux éclats dans le peloton.

- Départ de Clermont-Ferrand : 13 h 10 pour la caravane, 14 h 25 pour les coureuses
- Passage au sommet du col de Béal : 15 h 31 pour la caravane, entre 16 h 26 et 16 h 40 pour les coureuses.
- Passage au sommet du col de Chansert : 16 h 01 pour la caravane, entre 16 h 52 et 17 h 10 pour les coureuses.
- Sprint bonification à Valcivières : 16 h 23 pour la caravane, entre 17 h 13 et 17 h 32 pour les coureuses.
Le Col du Béal : principale difficulté du jour
C’est le Col du Béal, situé au cœur du Forez, qui s’impose comme la montée phare de cette 6ᵉ étape. Classé en 1ʳᵉ catégorie, il s’étend sur 10,2 kilomètres à 5,6 % de pente moyenne. Son profil régulier, bien que moins raide que certains cols alpins, en fait une ascension exigeante qui mettra les jambes à rude épreuve, d’autant qu’elle intervient après une cinquantaine de kilomètres de course.
Sa longueur, son altitude et sa place dans le déroulement de l’étape en font un point stratégique. Ce sera le premier vrai test pour les grimpeuses et les favorites au maillot jaune. Une sélection naturelle devrait s’opérer ici, d’autant plus que le col du Chansert suit rapidement, formant un enchaînement brutal.
Des enchaînements corsés jusqu’à Ambert
Une double montée sans répit qui peut faire exploser le peloton si le rythme est élevé. Loin d’être terminée, l’étape se poursuit sur un terrain toujours accidenté, avec notamment la côte de Valcivières à une quinzaine de kilomètres de l’arrivée : 4,5 km à 5,3 %, non classée, mais placée de façon stratégique.
Même si cette dernière difficulté est moins longue, elle pourrait servir de rampe de lancement à des attaques en vue d’une victoire d’étape, ou d’un coup au général. À son sommet aura lieu le sprint intermédiaire bonifié de la journée. Il aura son importance si les écarts restent serrés.
Une journée pour faire bouger le classement général
C’est souvent dans les premières étapes de montagne que se révèlent les vraies prétendantes au podium final. Avec son profil sélectif, cette étape est idéale pour creuser des écarts. Les équipes de leaders chercheront à tester leurs adversaires et à placer des grimpeuses dans de bonnes conditions avant les Alpes. À l’inverse, certaines coureuses pourraient perdre tout espoir de bien figurer si elles accusent le coup.
L’absence d’arrivée au sommet peut certes limiter les écarts, mais l’accumulation des difficultés, les descentes techniques et les efforts répétés rendent la journée piégeuse et stratégique. C’est un terrain parfait pour des baroudeuses ambitieuses, mais aussi pour des offensives tactiques à distance de l’arrivée.
Au-delà de l’aspect sportif, cette étape met en lumière la beauté brute du Massif central. La région du Livradois-Forez offre un décor naturel grandiose. Le Tour de France Femmes 2025 entre dans le vif du sujet avec cette première étape de montagne. Le col du Béal pourrait bien être le théâtre du premier grand coup de force de cette édition. Une journée à ne pas manquer pour les spectateurs, et une étape déterminante pour les coureuses.