La fin de plus de sept mois d’hivernage. Perché à 1 825 mètres d’altitude, le refuge du Parmelan a officiellement rouvert ses portes le jeudi 14 mai au matin.
Pour accueillir les randonneurs et leur offrir tout le confort mérité au sommet, les préparatifs du lancement de la saison d’été ont nécessité, comme chaque année, un ravitaillement aérien d’ampleur, assuré mardi matin avec l’appui de la société Blugeon Hélicoptères depuis le hameau de la Blonnière, à Dingy-Saint-Clair.
« C’est une opération millimétrée où l’on n’a pas le droit à l’erreur. Après une semaine de finalisation des commandes, il fallait préparer les charges en bas pour optimiser les voyages aériens mais tout s’est bien passé, malgré le brouillard », se réjouit Mathis Graham, 24 ans, qui assure la gestion du refuge du Parmelan aux côtés de son père Philippe depuis sept ans, avec leur équipe.
Le rituel est bien rodé et les chiffres donnent la mesure, avec 14 rotations d’hélicoptères au compteur pour acheminer au sommet une tonne d’eau, 600 litres de bière, 600 litres de boissons, 800 kilos de légumes, de draps et de vivres. « C’est le premier grand temps fort mais le refuge est réapprovisionné tout l’été à raison de trois tonnes toutes les deux à trois semaines », précise Mathis pour qui cette ouverture 2026 restera dans les annales.
Une ouverture sous la neige, du jamais-vu
« On est toujours très impatients et excités d’ouvrir et d’attaquer la pleine saison mais cette année, c’est vraiment particulier. On a déjà pu ouvrir avec des giboulées qui ne tenaient pas mais là, nous avons eu droit à une tempête de neige de deux jours dès mercredi soir. C’est tombé assez fort là-haut, on a près de 30 centimètres au sommet ce samedi matin. Ouvrir sous la neige, c’est inédit, je n’avais jamais connu ça en sept ans, c’est assez fou », s’exclame le jeune gardien.
Une ouverture estivale à marquer d’une pierre aussi blanche que la couche de neige venue recouvrir le Parmelan mais qui n’a pas empêché le refuge d’accueillir ses premiers randonneurs jeudi soir (49 couchages).
« Nous n’avons pas eu grand passage en journée à cause des chemins enneigés mais les gens sont quand même assez courageux et sont montés dormir au refuge. » Une petite trentaine de randonneurs accueillis pour la nuit jeudi soir et une bonne vingtaine vendredi soir. « On a eu pas mal de petites familles mais aussi deux grands groupes d’amis venus depuis Chez Constance sur le plateau des Glières, cela fait déjà un joli tour à pied, c’est courageux avec la neige. »
Une équipe fidèle et des animations au rendez-vous
On ne change pas une équipe qui gagne. Pour assurer la saison, Mathis et Philippe peuvent compter sur Antonin Gorce, 29 ans, fidèle au poste pour sa troisième saison au refuge. Pour les mois de juillet et d’août, où l’activité est la plus forte, l’équipe montera à cinq, en faisant appel à des saisonniers.
Côté animation, retour des incontournables repas népalais concoctés par le chef Suman, une fois par semaine (les vendredis de juin, les mardis de juillet et août) ainsi qu’un partenariat renouvelé avec l’astrophotographe Philippe Jacquot pour les soirées d’observation du ciel au télescope.
« Accueillir les randonneurs, les orienter, les conseiller et bien les nourrir, c’est tout ce qui nous anime. Les portes du refuge sont ouvertes, il suffit de réserver ! » La saison du refuge du Parmelan est lancée et durera jusqu’au 4 octobre prochain à midi.
Réservations sur le site de la Fédération française des clubs alpins de montagne (FFCAM).
Article issu du Dauphiné Libéré





















