Haute-Savoie : avalanche de printemps passée à 20m d’un randonneur « le bruit était impressionnant »

Une cascade de neige et de roches au fracas assourdissant. Une impressionnante avalanche de printemps, survenue dimanche 3 mai en début d’après-midi sur les hauteurs du Roc d’Enfer dans le massif du Chablais, a été filmée de très près par un randonneur qui se trouvait à une vingtaine de mètres seulement de son sillon, au pied d’une barre rocheuse.

Ce type d’événement, encore fréquent à cette période de l’année, illustre les conditions instables qui persistent en altitude. Entre redoux printanier et manteau neigeux fragilisé, les avalanches restent une menace bien réelle pour les amateurs de randonnée, parfois sous-estimée lorsque les beaux jours reviennent.

Quand la montagne gronde sans prévenir

« Je pique-niquais quand j’ai entendu les premières boules de neige dégringoler de la barre rocheuse, cela m’a alerté. Et puis il y a eu cet impressionnant grondement provenant d’au-dessus, j’ai sorti mon téléphone et j’ai pu filmer à temps », témoigne le jeune randonneur. L’événement s’est produit à environ 1 850 mètres d’altitude dans la face ouest du Roc d’Enfer, sommet culminant à 2 244 mètres, l’un des plus hauts du massif du Chablais.

Fort heureusement, l’homme âgé de 23 ans, seul et à pied, ne se trouvait pas sous la barre rocheuse. « J’ai été très chanceux. Elle n’était pas gigantesque mais le bruit était impressionnant. Assister à un événement pareil de si près, c’est forcément très marquant », reconnaît le jeune randonneur qui avait décidé de stopper son ascension à cette hauteur.

« J’étais passé un peu plus bas dans la trajectoire qu’elle a empruntée, après avoir perdu le sentier dans la neige. Je me suis arrêté un peu plus haut, à côté de la barre rocheuse, pour manger avant de redescendre. Plus haut, il y avait trop de neige et c’était très glissant », explique le jeune homme.

Après deux premières avalanches captées sur la Tournette  fin avril, au bout du lac d’Annecy, dont une depuis le ciel par un parapentiste , cette troisième vidéo atteste du risque réel qui plane encore en cette période sur la tête des randonneurs dans nos massifs où la neige est encore bien présente au-dessus de 1 800 mètres. Si la glissade reste le principal danger mortel de la randonnée de printemps, la menace vient aussi d’en haut.

Article issu du Dauphiné Libéré

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