Avec le Galibier, la campagne des grands cols est lancée

Il est de ces cols dont l’ouverture marque un basculement.

En ce printemps 2025, la levée des barrières jusqu’à Plan Lachat, à 1970 mètres d’altitude, annonce que la montagne commence enfin à céder du terrain. Avec le Galibier, c’est toute la campagne de réouverture des grandes routes alpines qui entre dans une nouvelle phase.

La haute montagne encore verrouillée

Vendredi 25 avril, à midi, le Département de la Savoie a rouvert un premier tronçon de la route du Galibier (RD 902), reliant Bonnenuit à Plan-Lachat. Une mise en circulation symbolique : elle marque officiellement le début de la grande campagne printanière de réouverture des cols de montagne.

Mais pour basculer de la Savoie aux Hautes-Alpes, il faudra encore patienter. Le tunnel du Galibier ne sera accessible que le 30 mai, et le sommet du col, perché à 2 642 mètres d’altitude, une semaine plus tard, le 6 juin. Le déneigement complet reste une opération délicate à cette altitude, particulièrement après les chutes de neige tardives qui ont marqué l’hiver 2024-2025.

Photo Le DL/Tom Pham Van Suu
Photo Le DL/Tom Pham Van Suu

Une campagne d’ouvertures progressive

Depuis la mi-mars, les premiers cols de basse altitude ont retrouvé la circulation, comme le Sapenay (21 mars) ou le Clergeon (31 mars). Mais c’est bien avec les cols d’altitude, entre mai et juin, que la véritable saison commence.

Ainsi devrait ouvrir le col du Mont-Cenis à la mi-mai, tout comme les accès au Cormet de Roselend et au col de la Croix de Fer. Le col de la Madeleine, le col du Glandon, ainsi que le col du Petit Saint-Bernard, sont eux aussi attendus en fin de mois de mai. Pour les altitudes les plus élevées, notamment au sommet du Galibier ou au col de l’Iseran, il faudra probablement attendre la mi-juin pour une réouverture complète.

Photo Le DL/Tom Pham Van Suu
Photo Le DL/Tom Pham Van Suu

La leçon de 2024 : l’incertitude reste de mise

Si ces dates forment un calendrier théorique, la réalité sur le terrain est toujours plus complexe. Le Galibier, comme l’Iseran, reste particulièrement périlleux à remettre en service : murailles de neige, risques d’avalanches résiduelles, instabilité du manteau neigeux ou encore dégradations de chaussée ralentissent les opérations.

À titre d’exemple, l’an dernier, l’Iseran n’avait pu rouvrir que le 24 juin, à la suite d’une coulée de boue et d’un enneigement exceptionnel qui avaient retardé sa date d’ouverture de dix jours.

En 2024 encore, en plein mois de juillet, le Galibier affichait encore d’importantes traces de neige. Le passage du Tour de France avait même nécessité un déneigement express pour sécuriser la route, preuve que, à plus de 2600 mètres, l’hiver ne s’efface jamais complètement.

Photo Le DL/Tom Pham Van Suu
Photo Le DL/Tom Pham Van Suu

Le printemps, saison de tous les espoirs

Si ces réouvertures sont guettées de près par les cyclistes impatients de reprendre de la hauteur, elles sont aussi essentielles pour la vitalité économique des vallées alpines. Hôtels, restaurants, commerces et loueurs de vélos voient dans ces dates les prémices de la saison estivale.

Pour suivre l’évolution des conditions de circulation en temps réel, le Département de la Savoie recommande de consulter régulièrement son site dédié : www.savoie-route.fr.

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