Quelle conduite à tenir en cas d’accident en montagne en attendant les secours ? Quels gestes à adopter sur une victime inconsciente ? Comment intervenir en première intention sur une personne souffrant de gelures ou d’hémorragie externe ?
Coordonné par Vivien Brenckmann, médecin urgentiste au CHU Grenoble Alpes, coresponsable des équipes médicales du secours en montagne en Isère et guide de haute montagne, un projet visant à élaborer une série de fiches de premier secours à l’usage des pratiquants de la montagne a récemment vu le jour.
« L’idée était de créer un support qui fasse consensus au sein des différentes entités de formation aux sports de montagne, de médicalisation, de secours en montagne et de prévention », explique le docteur Brenckmann. Un comité d’experts a donc été constitué qui, après deux ans de travail, a mis au point plusieurs supports énumérant des consignes simples et des représentations graphiques claires sur la conduite à tenir en cas d’accident en montagne et milieu naturel.
Des outils précieux pour guider les décisions
Accessible sur le site https://fichespremiersecours.fr, cette documentation facilement imprimable ou (et) téléchargeable sur smartphone vise à une diffusion la plus large possible (sur les réseaux sociaux, dans la presse, dans les refuges, salles d’escalade et autres lieux publics en rapport avec la montagne). « Il s’agit d’une aide supplémentaire apportée aux pratiquants de la montagne, mais elle ne remplace pas une formation initiale aux premiers secours. Conçues comme des rappels visuels et schématiques, ces fiches sont des outils précieux pour guider les décisions des pratiquants en cas d’accident. Destinées aux pratiquants déjà expérimentés, elles servent d’aide-mémoire indispensable sur le terrain », précise encore Vivien Brenckmann.
La volonté de ses concepteurs est évidemment de permettre aux usagers de la montagne de mieux connaître les premiers gestes qui sauvent. « La force de ce projet réside dans l’union de tous les experts de la montagne. Pour la première fois, un comité d’experts représentatif de l’ensemble de la filière a validé ces protocoles via une méthode scientifique garantissant un message unique et cohérent », conclut le médecin urgentiste.

Article issu du Dauphiné Libéré