Peu connue comme porte d’entrée du domaine skiable des Arcs, la station de Villaroger a changé de dimension avec sa nouvelle télécabine ayant coûté 20 millions d’euros.
Au bout de 7 ans d’études, de procédures administratives colossales, et d’une construction record en seulement 7 mois, l’inauguration de la nouvelle télécabine de Villaroger a symboliquement lancé le début de la saison d’hiver. Le début d’une nouvelle pierre, d’un nouveau livre, pour le maire du village de 400 habitants, Alain Emprin et pour Aurélie Lévêque, directrice d’ADS, gestionnaire du domaine skiable des Arcs.
Quels sentiments avez-vous ressentis en début de saison, lors du lancement de la nouvelle télécabine ?
Aurélie Lévêque : « On avait des doutes au début sur le fait que les habitués disent que c’était mieux avant. Mais je revois encore les visages radieux des anciens qui ont créé Villaroger lors de l’inauguration, c’était magique. L’attractivité de l’équipement est montée en puissance petit à petit. Il a fallu du temps pour que les sociopro, les moniteurs et les clients franchissent le pas et redécouvrent le paradis caché de Villaroger. »
Alain Emprin : « Des cabines mille fois plus discrètes dans le relief qu’avant, plus jolies, qui offrent une invitation à la contemplation du Mont Blanc, de la Grande Sassière, et un pôle d’accueil flambant neuf, tous les ingrédients étaient réunis. »
Dans quelle mesure les clients ont investi ce nouvel équipement ?
A.Emprin : « C’est bien simple, l’attractivité a touché un périmètre allant de Bourg, à Sainte-Foy jusqu’à Tignes. On a eu une croissance de 30 % de journées skieurs sur Villaroger dont 28 % à la caisse des forfaits de Villaroger. Le tout dans un contexte, où aucun lit supplémentaire n’a encore été construit ! »
A.Lévêque : « La télécabine a enregistré 320 000 passages cette saison, avec 5 700 skieurs comme record journalier en février. L’ancienne remontée du Plan des Violettes, en comparaison, affichait 230 000 l’hiver dernier. On a également été gâté par l’enneigement, ce qui a permis de descendre jusqu’au village dans de très bonnes conditions jusqu’au dernier jour de ski. »

Vous lui avez même découvert un atout insoupçonné ?
A.Lévêque : « Oui on s’est rendu compte de son atout incroyable quand il ne faisait pas beau. Il a été un refuge agréable pour les clients surtout lors des épisodes de tempête en février. »
A.Emprin : « Ce qu’on n’avait pas prévu, c’était la fréquentation plus basse du parking, malgré une tarification modeste. Les gens se sont garés sur des places libres aux alentours, en créant du désordre. L’hiver prochain, nous serons drastiques. »
Justement qu’envisagez-vous pour le futur de Villaroger ?
A.Emprin : « Cet été sera synonyme de chantiers. Le pôle d’accueil au Pré sera renforcé d’un magasin de ski, d’un commerce alimentaire et d’une consigne à skis pour fidéliser la clientèle. Les équipes d’ADS vont construire des cabanes en bois au sommet de la télécabine, au lieu-dit du Plan des Violettes ».
A.Lévêque : « Pour l’hiver prochain, nous allons baisser la vitesse du télécorde, améliorer la signalisation, peaufiner le dernier virage qui s’use trop vite et mettre en valeur les parcours de raquettes et de ski de randonnée. »
Article issu du Dauphiné Libéré