Dans les boutiques de location, les VTT commencent à voler la vedette aux skis.
« J’en ai encore loué quelques paires la semaine dernière. Mais le gros du stock est déjà nettoyé, farté, prêt pour la saison prochaine », atteste Laurent Maillet. Le patron d’Amarok sport a le sourire au sortir de l’hiver.
« C’était une belle saison : la neige est tombée au bon moment et a duré ! »
Les commerçants satisfaits
« Le snack et la partie restauration aussi ont bien tourné, surtout en janvier », a pu constater le commerçant en jetant un œil du côté des terrasses voisines. De son côté, c’est « en décembre et février », qu’il n’a pas eu le temps de souffler.
La première semaine des vacances d’hiver, 80 % de mon matériel – plus de 500 paires de skis – était loué. » Un satisfecit partagé par Arnaud Equy, le directeur des domaines skiables de Savoie Grand Revard .« C’est une saison qui fait du bien après deux saisons pas pleines, sans neige en janvier, puis en février. »
60% de journées-skieurs en plus
La station a enregistré 80 000 journées de ski alpin cet hiver (contre 50 000 la saison passée), et 180 000 de nordique (135 000 l’hiver dernier). Des chiffres « plus que corrects malgré un enneigement qui n’était pas exceptionnel ». La raison de ce succès ? L’or blanc est tombé « en quantité suffisante, et au bon moment ».
Un sacré coup de chance sur lequel les 70 salariés (dont 65 saisonniers) ont su surfer. « D’année en année, on apprend à travailler avec moins de matière. » Pour Arnaud Equy, « cette expertise » et « cette élasticité » font le succès de la saison, et assurent l’avenir du ski au Revard.
Sandra Ferrari, maire des Déserts et présidente du syndicat mixte des stations des Bauges (SMSB) , est du même avis. Elle loue « l’agilité, le dynamisme, et l’intelligence collective » des acteurs de la station, et « des chutes de neige bénies à Noël ».
Article issu du Dauphiné Libéré
Une saison de ski trop courte ?
« Seul petit bémol : l’alpin a été arrêté un peu trop tôt », regrette le gérant d’Amarok sport. Pour lui, l’idéal aurait été « de faire une pause de quelques jours après les vacances de février, et de rouvrir quand il est tombé plus de 50 centimètres de neige entre le 14 et le 16 mars ».
Mais le commerçant reconnaît qu’il ne faut pas trop tirer sur l’élastique. Il sait qu’il est difficile de faire revenir les saisonniers du jour au lendemain. Même si, mi-mars, les skieurs étaient prêts à rechausser les spatules. « On a eu beaucoup d’appels de gens qui ont un forfait saison, et qui auraient aimé que ça dure un peu plus. »
« C’était blanc, c’était beau, mais ça n’était pas suffisant pour rouvrir », assurent Arnaud Equy et Sandra Ferrari. Au final, avec ou sans prolongations, ce bilan hivernal rend le directeur du domaine skiable optimiste pour la suite. « Quand la matière est là, le site est attractif et les clients sont là aussi. La station a une vraie raison d’être. »


