Chiens de protection en alpage : une formation pour éviter les incidents en montagne

Les incidents se multiplient dans les alpages. Les chiens de protection intégrés aux troupeaux ne font parfois pas bon ménage avec les randonneurs et autres pratiquants de la montagne. Chaque année, la communauté de communes du Pays du Mont-Blanc (CCPMB) organise des sessions de formation avec les professionnels.

Le mardi 21 avril, la CCPMB a réuni une trentaine de professionnels de la montagne pour une journée de formation dédiée à la cohabitation en alpage. En formant les professionnels au contact direct du public, accompagnateurs de moyenne montagne, personnels des offices de tourisme, gardiens de refuge ou encore moniteurs, la CCPMB mise sur un effet relais pour diffuser largement les bons comportements. Une démarche saluée par les participants, qui repartent avec des clés concrètes pour sensibiliser sur le terrain.

Organisée à Passy, au GAEC de la Côte chez l’agricultrice et bergère Anne Gascoin puis à l’école de Bay, cette journée a permis d’aborder les enjeux du pastoralisme et le rôle des chiens de protection. Encadrés par des experts de la Société d’économie alpestre de Haute-Savoie (SEA74) et de l’Institut de l’élevage, les participants ont alterné entre apports théoriques et mise en situation au contact du troupeau afin d’adopter les bons réflexes face aux animaux. « J’ai pu entendre le discours de l’éleveur, cela a éclairé mon point de vue », commente l’un des stagiaires de la journée.

Parmi les chiens de protection, on trouve : le patou, le berger d’Anatolie, le berger des Abruzzes. Archives photo Benoit Lagneux
Parmi les chiens de protection, on trouve : le patou, le berger d’Anatolie, le berger des Abruzzes. Archives photo Benoit Lagneux

Les pratiques aériennes désormais prises en compte

Grande nouveauté cette année : la prise en compte des sports aériens. Le survol des pâturages par les parapentes peut générer du stress pour les troupeaux, les chiens de protection (bruit, ombre) et la faune sauvage, mais aussi les zones de décollage et d’atterrissage impactent les pâturages.

Deux ateliers spécifiques ont ainsi été proposés. L’un était consacré à la cohabitation avec les oiseaux, en partenariat avec la Ligue de protection des oiseaux (LPO Haute-Savoie), pour apprendre à reconnaître les espèces locales et respecter les périodes sensibles. L’autre était dédié aux interactions entre parapente et pastoralisme. « J’ai découvert les dérangements lors des décollages et atterrissages des parapentes », rapporte un participant.

La CCPMB va organiser une autre session de formation, cette fois totalement dédiée aux chiens de protection. Le rendez-vous du vendredi 18 juin reste réservé aux professionnels de la montagne.

Article issu du Dauphiné Libéré

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