Lors de l’inauguration, mardi 21 avril à Grenoble, Nathalie Béranger, présidente d’Alexpo, s’en est félicitée : « Le salon est devenu le lieu où se rencontrent les décideurs, les exploitants, les équipementiers, les territoires pour faire émerger les projets, accélérer les investissements et construire concrètement la montagne de demain. »
Parmi les enjeux à prendre en compte, il a bien sûr le « changement climatique », comme la ministre des Sports, Marina Ferrari, l’a rappelé, aux côtés de plusieurs élus, dont la nouvelle maire de Grenoble, Laurence Ruffin. « Nos massifs sont en première ligne. La biodiversité peut être menacée, les glaciers reculent et les risques naturels s’intensifient », a listé la Savoyarde. Selon elle, il s’agit alors d’adapter « de toute évidence le modèle du tout ski sans jeter le bébé avec l’eau du bain ». Pour Nathalie Béranger, cela passe par la construction d’une « montagne attractive, responsable et désirable en hiver comme en été ».

Technologies et solutions pour transformer l’expérience
Concrètement, la société savoyarde Intence, basée à La Motte-Servolex, a lancé son projet Sunnyz : « C’est un agent intelligent de composition de voyages et d’activités face à une offre qui est éclatée. La famille va pouvoir composer son séjour en se décrivant, en donnant son budget, le temps qu’elle reste et ce qu’elle cherche à faire », a expliqué son président, Alexandre Magnat. L’entreprise a aussi développé OpenGate : « C’est un projet de contrôle d’accès un peu plus intelligent que les tourniquets, où chacun se sent responsable. Nous détectons les forfaits à distance par des antennes et si une personne n’a pas de forfait, on la contrôle. » La société savoyarde cherche des « stations ou destinations pilotes » pour expérimenter ce dispositif. Des innovations sont aussi à trouver dans l’économie circulaire.
L’entreprise IDM, basée à Porte-de-Savoie, est désormais passée à la « dimension industrielle » de son projet Ecovertis, soutenu par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, après un travail de trois ans. « Nous récupérerons des pièces usées dans les stations de ski, dans la France entière et un peu en Suisse et en Italie, pour fabriquer des sols en caoutchouc qui équipent les remontées mécaniques », détaille un responsable.
Les prochains Jeux olympiques et olympiques d’hiver, prévus en 2030 dans les Alpes françaises , peuvent jouer un rôle moteur pour ces acteurs. « Ces Jeux nous obligent collectivement à inventer des modèles plus durables, sobres et résilients », a affirmé la présidente d’Alpexpo. Entendant « beaucoup de ski et de JO bashing », la ministre des Sports a, elle, rappelé, les engagements : « Nous sommes pleinement mobilisés pour que chaque euro investi génère un bénéfice durable pour l’ensemble de nos territoires. »
Article issu du Dauphiné Libéré