Secours en montagne : comment les secouristes réagissent en cas d’accident de télésiège ?

La préfecture de Savoie a organisé un exercice de secours en montagne à Saint-François-Longchamp. Le scenario de l’exercice est un accident impliquant des ouvriers en activité de maintenance sur un télésiège alors que la station est fermée au public.

Secouristes de la compagnie républicaine de sécurité (CRS) Alpes, du peloton de gendarmerie de Haute Montagne (PGHM), le groupe montagne des sapeurs-pompiers (GMSP), les médecins du Smur (structures mobiles d’urgence et de réanimation), ainsi que les agents de la préfecture de Savoie étaient réunis le mercredi 10 décembre à Saint-François-Longchamp.

Accompagnés des pisteurs de la station, ils participaient tous à un exercice de secours en montagne, le plus important de l’année. Au total, une cinquantaine de personnes était mobilisée.

Incident simulé

Le scénario ? Des ouvriers se rendaient sur le domaine skiable via le télésiège du Marquis quand un violent coup de vent a fait dérailler l’appareil. Une dizaine de personnes se retrouvent bloquées tandis que d’autres sont projetés au sol, certains étant même recouverts par un siège, le tout alors que la station n’a pas encore ouvert au public, un scénario qui n’est pas sans rappeler l’accident, bien réel celui-ci, de la Cime Caron en début d’hiver dernier.

À 10 heures, l’alerte est lancée. Les pisteurs se rendent sur site, aux côtés de la CRS Alpes à bord de l’hélicoptère Choucas 73. Ce sont les policiers qui vont prendre en charge l’organisation des secours. « C’est le plus difficile, il faut rapidement connaître l‘état de santé des différentes victimes, afin de priorité les moyens humains qui arrivent au fur et à mesure sur place », estime Yoann Haberey, adjoint au chef de détachement de la CRS Alpes à Albertville. L’exercice simule en effet plusieurs blessés graves, des blessés plus légers, des personnes indemnes et un décès. Ce sont évidemment les urgences absolues qui restent prioritaires, mais il faut intervenir rapidement sur toutes les victimes, le froid pouvant ajouter l’hypothermie au bilan médical.

Un exercice réussi

Pour évacuer, plusieurs techniques sont utilisées, permettant de passer en revue un ensemble de procédure. Un secouriste à par exemple été hélitreuillé sur un siège ou patientaient deux ouvriers indemnes, afin de les faire descendre en rappel.

En un peu plus d’une heure, l’ensemble des victimes ont été prises en charge. « L’exercice s’est bien déroulé », se félicite Marie Wencker, directrice de cabinet de la préfète qui souligne « la réactivité de l’ensemble des services, la fluidité, la bonne coordination et communication entre les services ».

Constat partagé par Denis Payan, le directeur de la station de Saint-François-Longchamp : « Des secours d’une telle ampleur on en fait peu, et heureusement, mais cette préparation nous permet de ne pas nous sentir seuls. On sait qu’en cas de gros accident on a un ensemble de service prêt à intervenir, avec professionnalisme. »

Article issu du Dauphiné Libéré

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