Tunnel du Mont-Blanc fermé demain : on a calculé le détour par 3 cols de montagne

C’est officiel : à partir du 1er septembre 2025 à 17 h, le tunnel du Mont-Blanc sera totalement fermé à la circulation pour cause de travaux de rénovation. Cette seconde phase de chantier, prévue jusqu’au 12 décembre à 17 h, va priver les automobilistes de l’un des principaux axes entre la France et l’Italie pendant plus de trois mois.

Les autorités locales et la société d’exploitation TMB-GEIE recommandent de privilégier le tunnel du Fréjus, notamment pour les poids lourds qui devraient s’y rabattre pour 90 % d’entre eux. Sauf que cette option s’élève à 55 euros juste pour l’aller, et pour les voyageurs qui préfèrent éviter l’autoroute monotone et profiter de panoramas alpins spectaculaires, il existe une autre solution : passer par les cols de montagne.

Nous avons comparé trois itinéraires emblématiques, en prenant comme référence un trajet Paris–Milan. En temps normal, via le tunnel du Mont-Blanc, ce trajet prend 8 h 47 pour 851 km selon Google Maps. Voici comment les trois cols se classent, du détour le plus raisonnable au plus long.

1. Col du Mont-Cenis : +1 h 12 de détour 

C’est le compromis idéal. Depuis Paris, le trajet s’effectue via Modane, puis la D1006 jusqu’à Val-Cenis, avant de poursuivre jusqu’à la frontière italienne et de basculer dans le Val de Suse. Le col culmine à 2 085 m d’altitude, et le détour ajoute 1 h 12 de route et environ 75 km par rapport à l’itinéraire classique.

C’est aussi le plus séduisant sur le plan paysager : l’ascension offre de superbes vues sur les sommets environnants et un arrêt au lac du Mont-Cenis permet de profiter d’un décor alpin exceptionnel. Si vous cherchez un itinéraire efficace mais qui garde un goût d’aventure, c’est sans doute la meilleure option.

Col du Mont-Cenis. Photo Le DL/Frédéric Thiers
Col du Mont-Cenis. Photo Le DL/Frédéric Thiers

2. Col du Grand-Saint-Bernard : +1 h 22 de détour

Pour ce deuxième choix, il faut rejoindre Chamonix, puis Vallorcine, avant de passer par Martigny, en Suisse, et d’attaquer la montée jusqu’au sommet du col à 2 469 m d’altitude. La descente côté italien vous mène directement en vallée d’Aoste, où vous retrouvez la route qui rejoint la sortie du tunnel du Mont-Blanc.

Le détour est un peu plus marqué qu’au Mont-Cenis, avec 1 h 22 de trajet supplémentaire pour 56 km de plus. Mais la route est spectaculaire : c’est un col mythique, avec un décor grandiose, parfait si vous avez un peu de temps devant vous et que vous souhaitez transformer votre détour en parenthèse touristique.

Col du Grand-Saint-Bernard. Photo Le DL/Grégory Yetchmeniza
Col du Grand-Saint-Bernard. Photo Le DL/Grégory Yetchmeniza

3. Col du Petit-Saint-Bernard : +1 h 33 de détour

C’est le plus long des trois, mais il reste une alternative crédible pour rejoindre l’Italie. Pour l’emprunter, direction Bourg-Saint-Maurice puis la D1090 jusqu’à La Rosière, avant de continuer jusqu’à la frontière. De l’autre côté, vous débouchez sur La Thuile, dans le vallon italien.

Avec 1 h 33 de route supplémentaire et 89 km de plus qu’en passant par le tunnel, ce choix se destine plutôt à ceux qui ne sont pas pressés et veulent savourer les paysages. Le col culmine à 2 188 m et offre de beaux panoramas sur les massifs frontaliers. Attention cependant, il faut anticiper son choix : contrairement au Grand-Saint-Bernard, cet itinéraire se décide bien avant Chamonix.

Col du Petit-Saint-Bernard. Photo Le DL/Rémi Milleret
Col du Petit-Saint-Bernard. Photo Le DL/Rémi Milleret

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