Cette station des Alpes investit 5 M€ : « nous remplaçons le plus vieux télésiège de la station »

Le secteur est isolé du reste de La Rosière. Une longue piste rouge dévale un vallon quasi préservé suivant la course du torrent des Moulins. Au bout de la descente, se love le charmant hameau du Vaz, à 1 500 mètres d’altitude. Depuis avril, la tranquillité du lieu-dit de la commune de Montvalezan est quelque peu troublée par un ballet de quatre-quatre et pelles mécaniques. Pas de grand chantier ici. Mais tout de même, « nous remplaçons le plus vieux télésiège de La Rosière », informe Jean Regaldo, directeur du domaine skiable de La Rosière (DSR).

Construite en 1980, la remontée mécanique de Petit Bois était également le tout premier télésiège de la station, née près de vingt ans plus tôt.

Moderniser sans bouleverser le secteur

Après près de cinq décennies de service, « l’appareil devenait trop vieillissant et le coût de maintenance trop important », constate le directeur du domaine skiable. Décision a donc été prise d’un nouveau télésiège « en lieu et place du précédent », c’est-à-dire sans modification du tracé.

À la place, ni télésiège débrayable, ni télécabine. « Nous restons sur un télésiège à pince fixe, car c’est un secteur peu fréquenté avec une piste rouge et une piste noire seulement », éclaire Jean Regaldo. L’an passé, 150 000 passages ont été enregistrés sur la remontée, selon les données de DSR. C’est cinq fois moins que les télésièges du front de neige de La Rosière.

Le but de ce remplacement n’est pas d’attirer davantage de skieurs sur ce secteur isolé. Plutôt, selon les mots du directeur du domaine skiable, « de renouveler un appareil vieillissant et d’en améliorer le confort ». Cela passe par des sièges désormais dotés de quatre places, contre trois précédemment. Un tapis d’embarquement sera aménagé au niveau de la gare de départ au Vaz. En revanche, le temps de trajet restera peu ou prou le même, à savoir 8,30 minutes.

Le chantier ne sera pas une formalité pour autant. La route d’accès au hameau du Vaz est une piste étroite où ne peuvent circuler certains engins. Chose rare : « Il faudra héliporter la gare de départ en plusieurs morceaux pour les assembler sur place ensuite », détaille Jean Regaldo. Enfin, deux pylônes devront être implémentés après le 15 août, en raison d’oiseaux qui nichent sur ce secteur. Ces deux particularités d’un chantier en site contraint ne devraient pas retarder l’ouverture du nouveau télésiège, prévue le samedi 12 décembre. Coût de l’opération : 5 millions d’euros.

Article issu du Dauphiné Libéré

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