Sentiers du Mont-Blanc : « À nous de réglementer plus efficacement », affirme Jean-Marc Peillex

D’été en été, les tensions semblent s’accroître. Avec l’essor du trail, du VTT et de la randonnée, la cohabitation entre les différents usagers se fait de plus en plus brouillée. Pour tenter d’apaiser les sentiers de montagne, la CCPMB a lancé “Nos sentiers se croisent”, une campagne diffusée sur les réseaux sociaux.

Avec les premières chaleurs, les premières fièvres sur les sentiers. La cohabitation entre les différents usagers de la moyenne montagne peut parfois, voire souvent, soulever des tensions. Du trail au VTT, en passant par la randonnée, sans oublier le pastoralisme, chacun défend sa paroisse, ses pratiques et ses habitudes, sans toujours vouloir se mettre à la place de l’autre. Pour mieux sensibiliser les acteurs et permettre un meilleur dialogue, la communauté de communes du pays du Mont-Blanc (CCPMB) a décidé de lancer un grand plan de communication pour l’été à venir.

L’objectif de cette campagne est de sensibiliser les usagers et acteurs de la moyenne montagne et permettre un meilleur dialogue entre eux. Photo Bertrand Riotord
L’objectif de cette campagne est de sensibiliser les usagers et acteurs de la moyenne montagne et permettre un meilleur dialogue entre eux. Photo Bertrand Riotord

Une campagne pour favoriser le dialogue en montagne

Avec “Nos sentiers se croisent”, plusieurs athlètes ou représentants d’une discipline sont allés à la rencontre de ceux qui travaillent une bonne partie de l’été en alpage pour aborder principalement la question des rencontres avec les chiens de protection. La première, pour la randonnée, a été tournée au Désert de Platé à Passy, la seconde, pour le trail, à Cordon et la troisième à l’alpage de Joux, à Saint-Gervais, concerne le VTT.

Ces vidéos, toutes plus longues que deux minutes, vont faire l’objet d’une forte promotion via les réseaux sociaux, à travers des teasers plus dynamiques. « On sait que de plus en plus de pratiquants de ces activités ne passent pas par des clubs, des accompagnateurs ou des guides. Leur autonomie les rend difficiles à atteindre d’un point de vue de la communication. C’est pour cela que le digital et des personnes issues de ces milieux avec une influence importante peuvent nous aider. Il faudra cependant être réalistes. Certains viennent un week-end, une semaine, et savent qu’ils ne laisseront pas de trace. À nous de réglementer plus efficacement », assure Jean-Marc Peillex, président de la communauté de communes du Pays du Mont-Blanc.

Lors de présentation à un panel d’acteur du milieu de la montagne, plusieurs ont encouragé l’intercommunalité à faire d’autres capsules vidéos, pour traiter des tensions de plus en plus importantes entre les différents usagers sportifs.

Article issu du Dauphiné Libéré

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