Premier gestionnaire de refuges, la Fédération française des clubs alpins et de montagne, qui couvre un tiers du parc national, une centaine d’adresses dans tous les massifs, a connu une hausse de 10 % de pensionnaires. Et de battre le record de fréquentation de 2023, année de retour à la normale après la crise sanitaire.
« Avec 348 000 nuitées, c’est historique. Cet engouement témoigne d’une tendance de fond », souligne Maria Isabel Le Meur, directrice du pôle refuges à la FFCAM. Même la haute montagne fait une belle saison, les hébergements du Mont-Blanc ont gagné 15%. Valgaudemar (Hautes-Alpes) et Beaufortain (Savoie) ont été très prisés. Même impression pour le Parc de la Vanoise, qui gère seize refuges en Savoie. Rosuel, ou l’Arpont et L’Orgère, sur le tour des glaciers de la Vanoise, ont connu des pics.
La saison s’étire
« Si le cœur de l’été a connu une dynamique semblable aux années précédentes, les ailes de saison explosent, +30% sur juin, septembre et même octobre », précise la responsable de la FFCAM. On assiste à un élargissement des plages de gardiennages.
Le printemps, avec l’essor du ski de randonnée, a connu un bond de 15%. Cet été, la voie normale des Écrins (Dôme et Barre) et ses deux adresses ont connu une activité très soutenue. « Plus de la moitié de nos refuges sont à des niveaux de fréquentation inédits. L’attraction ne concerne plus seulement les adresses emblématiques », estime la FFCAM. Ce qui n’est pas sans causer des tensions, sur des équipements par toujours dimensionnés pour pareils pics. Sans compter l’explosion du bivouac autour des refuges qui occasionne surcroît d’activité mais aussi des tracas pour les gardiens.
Avec 16 000 nuitées, le col de la Vanoise, sous la Grande Casse (Savoie), reste le plus visité, devant Albert 1er (11 000) à Chamonix qui, dans le massif du Mont-Blanc, devance désormais le Goûter (9 700) et Tête Rousse (7 000) à Saint-Gervais sur la voie normale du toit des Alpes.
Article issu du Dauphiné Libéré