Bilan des domaines skiables : alors bonne ou mauvaise saison ?

Stop ou encore ? Pour l’amateur de glisse, c’est le dilemme qui signe la bascule. Le baromètre dicte son choix de ranger les skis, ressortir le vélo et plier la saison. En cette fin mars, il hésite, après un week-end d’élection sous la neige. Ces conditions associées à de bonnes réservations jusqu’en avril pourraient faire l’affaire des remontées mécaniques et permettre d’améliorer le bilan de 54,8 millions de journées skieurs réalisé l’an dernier.

En cumul, au 6 mars, selon le syndicat Domaines skiables de France (DSF), la saison est stable par rapport à un cru 20024/25 déjà bon, meilleure que la moyenne des quatre derniers exercices (+5 %).

Calendrier déséquilibré et intempéries en février

Pour autant, à l’image de remplissage des hébergements en léger retrait, les vacances d’hiver, ont été moyennes : -1 % de fréquentation. La cause ? Des vacances internationales concentrées sur les deux semaines centrales et les intenses précipitations des deux premières semaines. De grandes stations ont dû fermer leurs installations. Deux jours pour la Plagne et Chamonix, qui pèsent lourd dans l’activité nationale. Plus bas, le mauvais temps a découragé des clientèles de proximité, impactant les deux semaines de la zone A (Grenoble) et une semaine pour la zone B (Marseille).

Les deux suivantes en revanche ont bénéficié de ces cumuls et du ciel bleu. Les domaines des Alpes du Sud, malgré des hébergements en baisse (-3,8 %) tirent leur épingle du jeu (+4 %) tout comme le Jura (+36 %). « Moins touchés par les épisodes perturbés » comme le souligne Laurent Reynaud, délégué général de DSF, les domaines sud-alpins réalisent la meilleure saison en avance de 5 % et de même de 10 % au vu des derniers hivers. Au 6 mars, la Haute-Savoie (+1 %) et les Pyrénées (+3 %) sont les deux autres secteurs en hausse, quand la Savoie et l’Isère Drôme reculent de 3 %. Le Massif central, le Jura et les Vosges sont en deçà. Signe de la douceur qui a régné sur le pays empêchant le surplus de précipitation de se transformer en neige, laissant les canons impuissants à basse altitude.

Photo le DL/Nathan LIMASSET
Photo le DL/Nathan LIMASSET

Janvier progresse d’année en année

Au final, si l’exercice est plutôt bon, les acteurs le doivent à janvier qui s’impose de plus en plus dans le calendrier alors qu’à Noel certains sites avaient souffert du manque de neige. Entre les 8 et 12 janvier, tous les massifs ont été arrosés, et la période ensoleillée qui a suivi a optimisé les périodes d’ouverture, la fréquentation de pistes bondissant de 3 % (9 % sur la moyenne des dernières saisons). Pour de grands domaines, tels les 3 vallées, janvier est digne d’une période de vacances scolaires.

Ce fut aussi le mois du rattrapage à moyenne altitude, comme le confirme Jean-Yves Remi patron de Labellemontagne exploitant entre Vosges et Alpes. « Dans le Val d’Arly (Savoie/Haute-Savoie), nos fronts de neige sont bas, on a souffert à Noel, puis on a connu par la suite une activité correcte. À ce stade notre chiffre d’affaires est stable, même si on a souffert du calendrier de février. Et on fait un plutôt bon hiver dans nos stations plus élevées, Risoul (Hautes-Alpes) et Saint-François (Savoie) ». Au sud, dans les Pyrénées-Orientales, la sécheresse semble loin. Font Romeu a battu des records. Dans le Vaucluse, au Ventoux le mont Serein a connu des pics à 12 000 visiteurs , ouvrant 33 jours, contre trois seulement l’hiver dernier. Bref, dans le cocktail réussi d’une bonne saison sur les pistes le soleil est l’ingrédient qui pèse autant, si ce n’est plus, que la neige.

Article issu du Dauphiné Libéré

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