Long de 600 mètres, soit l’équivalent de deux tours Eiffel couchées, le barrage de Serre-Ponçon a été conçu avant tout pour maîtriser les crues de la Durance.
Il joue aussi un rôle majeur dans la production d’électricité et la gestion de l’eau en Provence. « C’est le réservoir d’eau de Marseille, il alimente une grande partie de la Provence en eau potable », complète Catherine Saumon, maire de Rousset-Serre-Ponçon.
Une ressource financière essentielle
Situé à cheval entre les départements des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence, entre les communes de Rousset-Serre-Ponçon et Ubaye-Serre-Ponçon, le barrage génère des retombées fiscales non négligeables pour les communes concernées. « Depuis 2010, nous percevons une taxe stable », indique l’élue. Pour ce village de 172 habitants, ce barrage rapporte environ 300 000 euros par an.
Cette somme représente près de 90 % du budget de fonctionnement de la commune, qui s’élève à 350 000 euros. « Rapportée à la taille de la commune, c’est une somme considérable », souligne la maire.
Cet apport a permis d’engager des travaux structurants, notamment la rénovation complète du réseau d’assainissement. « Aujourd’hui, l’ensemble est récent, avec des installations datant de moins de 20 ans », précise-t-elle, tout en rappelant que ces financements ne couvrent souvent qu’une partie des coûts. « Même avec une telle somme, cela ne nous permet pas de payer l’entièreté des travaux, parfois seulement un tiers. » Parmi les priorités, l’enfouissement des réseaux électriques a contribué à améliorer le cadre de vie des habitants.

Des investissements concrets
Plus récemment, en 2020, la commune a investi dans l’aménagement d’un espace public destiné à tous les âges : jardin multigénérationnel, city stade, pumptrack, aires de jeux et espace barbecue. « Nous essayons aussi d’en faire profiter les communes voisines », ajoute Catherine Saumon, citant notamment Espinasses, qui bénéficie de ces équipements.
Pour le mandat en cours, de nouveaux aménagements sont envisagés, notamment la valorisation d’un autre jardin dans le quartier des Celliers. « L’objectif est de végétaliser davantage l’espace, de planter des arbres et de créer un lieu encore plus agréable », conclut l’édile.
Article issu du Dauphiné Libéré