Avec ses 40 km de rives et sa douzaine de plages (officielles ou non), le lac d’Annecy, comme le Léman, attire de nombreux baigneurs l’été. Qu’ils soient locaux ou de passage. C’est pourquoi les communes veillent attentivement à ce que rien ne leur arrive quand ils fréquentent leurs eaux. Cependant, toutes n’adoptent pas la même méthode lorsqu’il s’agit de recruter leurs surveillants, sauveteurs et autres maîtres-nageurs.
À Saint-Jorioz, par exemple, la collectivité s’occupe elle-même du recrutement de ses six professionnels estivaux. « On publie des offres de recrutement pour nos saisonniers, on les reçoit, on les sélectionne et ensuite on fait leur contrat, un planning, on gère les absences et ainsi de suite », indique Michel Béal, le maire de la commune. Qui signale être habitué à ce processus car « Saint-Jorioz n’a jamais collaboré avec les pompiers auparavant* ».
Sevrier mise sur un prestataire extérieur
En revanche, à Sevrier, on a décidé de faire autrement. « Cette année, on va tenter une nouvelle formule pour nous simplifier la vie », explique le maire Bruno Lyonnaz. Pour éviter toute la partie administrative détaillée par son voisin de la rive ouest, et s’épargner une « galère sans nom » comme l’an dernier, l’élu va faire appel à un sous-traitant, en l’occurrence la société “Annecy Sauvetage Secourisme”.
« Celle-ci va nous fournir une prestation clé en main qui coûtera un peu plus cher que si on s’en occupait nous-même mais qui va nous tranquilliser », résume Bruno Lyonnaz. Au total, pour six secouristes travaillant du 1er juillet au 31 août, Sevrier va débourser environ 60 000 euros. C’est également la commune qui prendra en charge leur logement.
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Annecy conserve son propre dispositif
Du côté d’Annecy, enfin, où on trouve trois plages (Albigny, l’Impérial et les Marquisats), la Ville engage elle-même ses 22 renforts saisonniers. Coût de cette dépense : 160 000 euros, ce qui représente, de loin, la somme la plus importante consacrée à ce poste autour du lac.
Cependant, la commune indique qu’à ce stade, aucune mutualisation sur ce sujet n’est envisagée avec ses voisines, comme cela se fait dans le Chablais. « La compétence sport appartient à la Ville et pour envisager une mutualisation, il faudrait un transfert vers l’Agglomération », expliquent les services.
(*) Jusqu’en 2019, le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de Haute-Savoie assurait la surveillance d’un certain nombre de plages dans le département.
Article issu du Dauphiné Libéré