Après plusieurs années passées à constater, saison après saison, un phénomène récurrent et perturbateur au Semnoz, en l’occurrence la saturation du parking de la station les jours de forte fréquentation, les élus de l’Agglomération du Grand Annecy ont agi.
Le 26 février dernier, dans le cadre de l’élaboration du plan de gestion de la station, ils ont voté en faveur de la fin de la gratuité sur le parking dit “du bas”. Été comme hiver. « Ceci afin d’améliorer la circulation vers la station et d’encourager les visiteurs à utiliser des moyens de transport alternatifs à la voiture individuelle », a justifié Catherine Bouvier, rapporteuse de la délibération. L’occasion pour elle de rappeler que lors des pics les plus intenses, « jusqu’à 450 véhicules » se présentaient chaque heure aux portes de la station, « soit 8 par seconde ».
« Dès l’hiver 2026-2027 »
Concrètement, « dès l’hiver 2026-2027 », donc probablement en octobre ou novembre prochain, des travaux seront menés pour transformer le parking visé. Deux barrières avec lecture de plaques d’immatriculation seront installées (une à l’entrée et une à la sortie), cinq bornes de paiements mises en service et une application pour payer avec son smartphone déployée. « Nous en profiterons aussi pour refaire l’enrobé où c’est nécessaire, le marquage au sol et les cheminements piétons et cars », a complété Frédérique Lardet, la présidente de l’Agglomération.
Au total, ces aménagements, déjà dans les tuyaux depuis plusieurs mois, coûteront 175 000 euros. Un budget auquel le conseil départemental devrait abonder.
Les tarifs, eux, ne sont pas encore arrêtés. « Ce n’est pas l’objet du débat de ce soir mais on peut imaginer qu’à 1 euro de l’heure, les gens restant en moyenne trois heures sur place, la recette serait de 300 000 euros par an », a calculé Catherine Bouvier. De l’argent qui permettra « d’améliorer la desserte en navettes côté rive Ouest et côté Annecy », a ajouté Frédérique Lardet.
« Quid du parking du haut ? »
Parmi les élus, seules Marion Lafarie et Marie-Luce Perdrix ont pris la parole pour commenter cette décision largement validée par l’assemblée (79 voix pour, 8 abstentions). La première pour féliciter ses collègues – « merci, enfin l’Arlésienne prend fin ! » -, la seconde pour s’interroger sur le devenir de la partie sommitale du Semnoz : « Quid du parking du haut ? »
En réponse, Frédérique Lardet lui a indiqué que « cette partie sera traitée dans un second temps ». « On souhaite éviter le foisonnement de véhicules, donc on va y travailler », a-t-elle promis. Dans le même ordre d’idées, la présidente a également précisé que le stationnement le long de la route départementale deviendrait, lui aussi, payant à terme. « Mais ça se fera petit à petit car il y a des complexités réglementaires. » Notamment le fait que la route appartient au conseil départemental mais que ce dernier ne peut pas y rendre le stationnement payant, cette prérogative appartenant aux communes (Quintal, Leschaux, Viuz-la-Chiésaz).
Article issu du Dauphiné Libéré


