Piste de bobsleigh de La Plagne : une reprise par la Compagnie des Alpes après les JO 2030

Pas de questions embarrassantes ce mercredi à Paris lors de l’assemblée générale des actionnaires de la Compagnie des Alpes. Le numéro 1 européen des domaines skiables et acteur majeur des parcs de loisirs affiche une santé insolente. L’exercice clos fin septembre a atteint des records. 1,397 milliard de recettes (+12,8 %) et une rentabilité qui progresse encore plus vite. La moitié du résultat reviendra aux porteurs, avec un dividende par action de 1,10 €, +10 %. Là aussi c’est sans précédent.  

Pour Dominique Thillaud, directeur général de la CDA, ces performances valident la stratégie établie avec l’augmentation de capital en 2021. Elles s’accompagnent de relais de croissance, dans ses trois divisions.

Concernant son métier historique, la montagne, la CDA a conservé la plus grosse concession au monde celle de la Plagne et ajouté Pralognan à son volant. De quoi compenser la perte de Tignes (NDLR, elle devrait récupérer 150 millions au titre des biens de retour) ? Le nouveau contrat de La Plagne devrait lui rapporter 5 milliards de recettes sur 25 ans. Et le backlog (cumul du potentiel de chiffre d’affaires sur ses sites) atteint 10 milliards, niveau jamais atteint. Reste qu’à La Plagne la CDA a consenti à des efforts pour séduire la collectivité. Elle reprendra après 2030 et les JO l’exploitation de la piste de bobsleigh, déficitaire. Répondant à un actionnaire inquiet pour la rentabilité de l’équipement Dominique Thillaud, s’est dit serein : « On a quelques idées pour rendre cet actif ludique été comme hiver et créer une expérience inoubliable ».

Saisir d’autres opportunités

De même le directeur général a confirmé regarder toute opportunité de reprise d’autres domaines « s’ils répondent à nos critères, comme la disponibilité en eau et les conditions de froid ». Il faudra aussi à la CDA conserver ses concessions.

L’échéance pour le Grand Massif (Flaine) arrive en 2029, dans un contexte où le département de Haute-Savoie montre des ambitions dans l’économie du tourisme. La collectivité a repris à la Compagnie du Mont-Blanc (Chamonix), société dont elle est actionnaire, la gestion des trains touristiques (Montenvers et Tramway du Mont-Blanc). Pour les Arcs, ce sera en 2030, et Val d’Isère en 2032.    

Du côté des parcs, premier secteur avec 48 % du chiffre d’affaires, là aussi, la CDA trouve des relais de croissance. Si le groupe va céder Chaplin’s world en Suisse, il projette un deuxième parc Astérix en Allemagne. Idem pour la branche Urban soccer qui s’étend au Luxembourg. L’extension des périodes d’ouverture a généré une hausse d’un tiers des recettes.

Enfin, la troisième division, l’hébergement, n’est pas en reste, avec la prise de participation dans les résidences Terresens, après l’acquisition de MMV. Signe de la confiance des marchés, le cours en bourse n’en finit pas de grimper (29 euros fin février). « Tout cela contribue à la belle histoire » se félicite Dominique Thillaud qui outre les indicateurs financiers invoquent les performances environnementales. « Nous sommes en avance sur notre objectif net zéro carbone à l’horizon 2030, pour nos domaines. Avec déjà -73 %, contre -60 % dans la trajectoire esquissée. Et certains sites pourraient y parvenir dès 2026 ».

Photo archive le DL/Thierry GUILLOT
Photo archive le DL/Thierry GUILLOT
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