Spartan Race : comment expliquer le succès grandissant de ces courses complètement folles ?

N’avez-vous jamais eu envie de ramper dans la boue, porter des rondins de bois et escalader des palissades ? Derrière l’image d’une discipline que l’on réservait à des fous, apprêtés dans le style du viking scandinave presque caricatural, se trouve aujourd’hui la réalité d’un sport qui dépasse les clichés et qui est devenu très populaire, comme le démontrent les 11 000 participants présents sur l’épreuve de Morzine début juillet.

« À l’image des autres sports outdoor, ça fait deux ans qu’on voit nos courses qui attirent de plus en plus de monde, que ce soit à Morzine, ou à Carcassonne, à l’Estérel ou à Paris. On voit vraiment des chiffres qui progressent de façon constante, avec de plus en plus de nouveaux “spartans” qui ont envie de découvrir la discipline », confie Olivier Castelli, directeur de Spartan France.

Un effet Koh-Lanta et Ninja Warrior

Des épreuves de course d’obstacles qui ont aussi été popularisées en France à travers les émissions de télévision, comme la mythique épreuve du « parcours du combattant » de Koh-Lanta, ou encore l’apparition en France de Ninja Warrior il y a quelques années.

La popularité croissante des Spartan Race peut être corrélée à celle du trail et des disciplines fitness comme l’Hyrox, pour un sport qui demande des aptitudes athlétiques complètes. Il faut en effet avoir d’abord des qualités de coureur, endurant ou explosif selon le format de course, auxquelles s’ajoutent la force, l’agilité et la résistance pour passer au mieux les différents obstacles.

« Pour passer les obstacles, il faut être agile, avoir de la poigne, mais aussi pas mal d’intelligence. Il y a des obstacles qui font peur, mais en réalité si on réfléchit un peu, ils ne sont pas si difficiles que ça », explique Thibault Jean, vice-champion du monde Ultra en 2024. Grimper à la corde, porter une charge sur quelques centaines de mètre, se déplacer de barres en barres à la force des bras ou encore lancer un javelot dans une cible : voici la diversité d’épreuves, qui vont d’une vingtaine sur un format « Sprint » à une soixantaine sur format « Ultra », que peuvent rencontrer les participants.

Une discipline dans laquelle les Français excellent, à l’image de Leslie Lejeune, devenue championne du monde « Ultra » à Morzine.

Article issu du Dauphiné Libéré

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