“L’Or de Chartreuse” : la nouvelle chasse au trésor près de Grenoble

Impossible de ne pas penser, d’emblée, à la fameuse chasse au trésor “Sur la trace de la chouette d’or”, qui a tant fait couler d’encre et passionné des dizaines de milliers de personnes pendant des décennies. Baptiste Billon-Grand, lui, n’a jamais été un “chouetteur”, « j’ai découvert le jeu sur le tard. Et il y a deux ans, je me suis dit que ce serait bien de faire quelque chose par ici… »

C’est ainsi que “L’Or de Chartreuse” est née, une chasse à la sauce chartrousine, sur le territoire du Parc naturel régional, entre Isère et Savoie, qui s’apprête à démarrer en décembre*.

Le trentenaire, résident de Saint-Aupre, par ailleurs animateur au sein d’une association d’éducation populaire à Saint-Laurent-du-Pont, raconte avoir toujours eu « la passion des jeux, de cartes, de société… Au-delà du jeu, ce sont les mécaniques que j’aime bien comprendre, les stratégies. Et à côté de cela, j’aime bien la nature. » Notamment ce territoire où il a grandi et qu’il avait « envie de mettre en avant ».

À la recherche du trésor

Baptiste Billon-Grand a donc conçu, seul, dix énigmes constituant un grand puzzle qui doit permettre de découvrir la cachette, sous terre, d’un trophée en bois, gravé de l’emblème du Parc, le hibou Grand Duc, par une ébéniste de Saint-Pierre-d’Entremont, Pauline Jeambrun.

La première personne à déterrer le trésor sera ainsi récompensée d’un lingotin d’or, d’une valeur d’au moins 1 000 € – selon le cours de l’or. « L’objectif, c’est de faire découvrir le territoire. Bien le connaître, ça aide ; il faudra creuser son histoire et ses spécificités », prévient l’Isérois.

Si les énigmes peuvent se résoudre à distance, deux moments obligeront les participants à être physiquement en Chartreuse : pour obtenir une information cruciale afin d’avancer et, évidemment, pour récupérer le trophée. « Cela peut se jouer à plusieurs, en famille. L’idée est de prendre plaisir à jouer, en se triturant un peu les méninges. »

Des joueurs attendus

Les énigmes font ainsi appel à des « connaissances et des savoirs différents ». Trois de ses amis – qui auront évidemment « interdiction » de jouer – ont pu les tester et lui faire des retours. « J’ai aussi demandé à l’intelligence artificielle d’essayer », signale-t-il : « Le but, c’est que cela ne soit pas si simple. »

Pour se lancer dans cette aventure et l’encadrer légalement, Baptiste Billon-Grand a créé cet été une microentreprise. Si le jeu est payant, « autour de 18 € », son but n’est pas « de faire de l’argent », assure-t-il en pariant sur un minimum de 100 joueurs pour, a minima, « ne pas en perdre ».

Contrairement à la Chouette d’or, cette chasse au trésor ne durera pas trente ans, promet-il encore, prêt à livrer des indices « si ça n’avance pas ». Alors qu’un millier de personnes suivent déjà la page Facebook où le jeu est teasé , impossible pour lui d’anticiper le nombre de participants qui se prendront au jeu. Mais Baptiste Billon-Grand a de la ressource : « On verra déjà combien de temps cela prend, l’énergie que j’y mets, comment c’est reçu. Mais j’ai assez d’énigmes en stock pour en faire une deuxième… »

* La première énigme sera livrée à la mi-décembre via l’achat d’un PDF sur une boutique en ligne, philibertnet.com ; les neuf autres seront dévoilées en janvier aux participants.

Article issu du Dauphiné Libéré

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