Dordogne, Isère… Ces 6 cours d’eau qui partent d’une station de ski

On connaît leurs gorges, leurs vallées, leurs barrages. Mais savez-vous vraiment d’où partent les rivières ?

Certaines, parmi les plus emblématiques de France, prennent tout simplement naissance sous les pieds des skieurs. Isère, Durance, Doubs, Ardèche ou Arve : toutes jaillissent dans des communes de montagne qui accueillent aujourd’hui des stations de ski. Une origine discrète, mais bien réelle.

L’Isère depuis… Val-d’Isère

Ce n’est pas un hasard si Val-d’Isère porte ce nom : la rivière Isère prend sa source au Pont Saint-Charles, à 2 770 mètres d’altitude, dans un vallon dominé par les cimes de la Vanoise. À quelques minutes des premières remontées mécaniques, un petit torrent glaciaire entame sa longue descente vers le Rhône, via la Tarentaise et Grenoble. Le site est accessible par la route du col de l’Iseran, tout près de la frontière savoyarde avec la Haute-Maurienne.

Dordogne : deux torrents pour une rivière, au Mont-Dore

Il suffit d’écouter le nom de la station pour deviner ce qui s’y passe : Mont-Dore.

Sur les pentes du puy de Sancy, la rivière Dordogne prend forme à partir de deux torrents : la Dore et la Dogne, qui coulent à flanc de montagne. Leur confluence, à 1 370 m d’altitude, marque officiellement le départ de la Dordogne.

Le tout se passe sur le territoire de Mont-Dore, une emblématique station de ski du Massif central adossée au versant nord du Sancy. Là-haut, sous les remontées mécaniques, l’eau commence discrètement son voyage vers l’Atlantique.

Station du Mont-Dore
Station du Mont-Dore

La Durance dans les alpages de… Montgenèvre

Peu de vacanciers le savent, mais la Durance prend sa source à deux pas des pistes de Montgenèvre, au lieu-dit la Doire, vers 2 300 mètres d’altitude. Dans un alpage à marmottes situé sous le col du même nom, la rivière provençale naît dans un décor très haut-alpin.

Ensuite, elle file vers Briançon, marque un coude à Embrun, longe les massifs du Queyras et des Monges, puis se jette dans le Rhône. Une longue traversée qui commence dans une station des Hautes-Alpes.

Le Doubs dans une station du Jura : Mouthe

À 945 mètres d’altitude, dans une combe boisée typique du Haut-Doubs, la source du Doubs surgit d’une cavité karstique. L’hiver, la vasque est gelée. L’été, un filet d’eau translucide s’en échappe.

Tout autour, on chausse les skis sur les pistes familiales de Mouthe, station nordique à l’écart des foules. Le Doubs coule ensuite vers Pontarlier, franchit le saut du Doubs, passe à Besançon et rejoint la Saône. Une rivière tranquille, née dans le froid jurassien.

Arve : la rivière de Chamonix vient du col de Balme

La vallée de Chamonix doit son modelé à la rivière Arve, qui la traverse de part en part. Mais celle-ci ne naît pas en ville : elle jaillit au col de Balme, à 2 200 mètres d’altitude, à la frontière avec la Suisse. Côté français, c’est bien sur le territoire de Chamonix-Mont-Blanc qu’elle entame son cours. Le domaine skiable s’étend tout autour. Au fil de sa descente, l’Arve grossit avec les eaux de glacier, traverse Sallanches, Bonneville, Annemasse, puis se jette dans le Rhône à Genève.

Ardèche : la source méconnue de la Chavade

L’Ardèche, que l’on associe plus volontiers à ses gorges spectaculaires, naît pourtant bien loin de la chaleur estivale. À 1 467 mètres d’altitude, sur la commune d’Astet, la rivière émerge dans une clairière forestière surplombée par le col de la Chavade. Là se trouve aussi la station nordique de La Chavade-Bel Air, idéale pour découvrir la montagne ardéchoise sous la neige. Du ski de fond aux balades en raquettes, on glisse littéralement à la source.

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