41 % des Français ont séjourné en montagne en été ces trois dernières années contre 30 % en hiver. Un sur cinq y va tous les ans sur une période, de mai à octobre et un espace plus vaste qu’en hiver (limité aux stations). En 2025, pour la première fois, Atout France, le super office de tourisme de la destination hexagonale livrait une photographie exhaustive de la montagne hors neige (*).
La crise sanitaire et le choc climatique ont accentué une tendance de fond qui voit le relief monter en flèche au palmarès des destinations, plus guère devancé que par la mer. L’été dernier les nuitées ont encore bondi de 5 % selon l’Association nationale des maires des stations de montagne.
Les refuges du club alpin français ont connu une fréquentation jamais vue (348 000 nuitées) et en 20 ans le nombre de secours en montagne a doublé. Selon l’étude, 11 % des Français fréquentent la montagne uniquement à la journée, principalement des résidents des régions de massifs (Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie), aux revenus plus modestes.

Culture et art de vivre
Pour ce qui est des séjournants (30 % des Français), ils se caractérisent à 40 % par un revenu par foyer de 3000 à 6000 euros mensuels, une tranche surreprésentée par rapport à la moyenne nationale, comme en hiver. En termes d’âge, le profil des clients épouse globalement la moyenne, même si les 65 ans et plus sont plus présents qu’en hiver. Pour les amateurs de montagne estivale, les principaux déclencheurs sont l’environnement et le cadre.
Côté activités 83 % des interrogés citent la culture et l’art de vivre. La randonnée n’arrive que deuxième à 66 % devant le bien-être. Enfin, les activités ludiques et sportives, symboles de la diversification, n’arrivent qu’au quatrième rang des aspirations des interrogés : 19 % pour le vélo et les activités d’eau, 11 % pour la luge d’été et 7 % pour le trail. Quand 35 % des adeptes disent s’adonner à la découverte de la faune et de la flore et 31 % au farniente. Une clientèle qui plébiscite une montagne moins aménagée à l’inverse de l’hiver.
(*) Enquête Harris Interactive auprès de 7 300 personnes représentatives des Français de 18 ans et plus.
Article issu du Dauphiné Libéré