Courchevel dévoile enfin sa nouvelle télécabine : pourquoi ça fait réagir ?

L’attente est terminée. Ce 23 août, Courchevel a publié sur ses réseaux sociaux la première maquette 3D de sa future télécabine des Chenus. Cinq jours plus tard, l’annonce continue de faire réagir passionnés et habitués de la station.

Prévue pour décembre 2025, cette installation ultramoderne marque la fin d’une époque : l’ancienne télécabine, mise en service en 1969, avait vécu ses derniers tours de câble l’hiver dernier. Avec 54 cabines de 10 places et un débit de 2 400 personnes par heure (contre 1 200 auparavant), le projet promet plus de confort, plus de rapidité et plus d’écologie.

Alors comment cette promesse peut-elle donner lieu au débat ?

Entre enthousiasme et incompréhension

Dès la diffusion des images, les réactions ont afflué. Beaucoup saluent une modernisation nécessaire et l’architecture épurée de la nouvelle télécabine :

« Superbe, enfin une remontée à la hauteur de Courchevel ! » « Magnifique, le confort et l’écologie en plus ! »

Mais très vite, un débat a émergé autour d’un point précis : le tracé. Certains regrettent que la nouvelle installation ne mène pas directement au col de la Loze, point stratégique pour basculer vers Méribel

« Il était temps de changer, mais pourquoi ne pas avoir saisi l’occasion de relier les deux stations ? La piste bleue existe déjà, c’est incompréhensible ! » commente un internaute.

En bref : les chiffres clés du projet
  • Coût : 25 millions d’euros TTC, financés par la Société des 3 Vallées (S3V)
  • Capacité : 54 cabines de 10 places (modèle EVO 2), soit 2 400 personnes/heure Innovations : panneaux photovoltaïques, récupération des eaux pluviales, consommation énergétique réduite de 8 %
  • Tracé : quasiment identique à l’ancien, avec 11 pylônes au lieu de 15

La station sort du silence

Face à ces interrogations, la station a répondu par un message officiel, rappelant que le projet est le fruit de « plusieurs années de réflexion et de concertation » avec les exploitants, la commune et les partenaires.

« Il ne peut malheureusement pas satisfaire toutes les attentes individuelles, mais il répond à des enjeux stratégiques identifiés de longue date », précise la S3V, citant la modernisation d’une infrastructure vieillissante, l’optimisation des flux sur le front de neige, et un engagement environnemental fort.

Un chantier titanesque qui se veut écologique

Les travaux, lancés en avril 2025, transforment déjà le paysage de Courchevel 1850. La nouvelle gare de départ, située au cœur du front de neige, fluidifiera les passages et intégrera le flux du télésiège des Coqs, désormais démonté. À l’arrivée, une gare plus spacieuse, équipée d’une salle hors sac et de toilettes publiques, réduira le recours aux motoneiges pour l’approvisionnement des restaurants d’altitude.

Côté écologie, le projet se veut exemplaire : 400 m² de panneaux photovoltaïques sur la gare d’arrivée, récupération de 750 m³ d’eau pluviale par an, et une réduction de 8 % de la consommation énergétique. Les matériaux ont été triés et recyclés, tandis que des mesures ont été prises pour préserver la biodiversité, comme des dispositifs anti-collisions pour les oiseaux ou le reboisement des zones impactées.

PARTAGER
Découvrez nos lectures liées
Restez informé, suivez le meilleur de la montagne sur vos réseaux sociaux
Réserver vos séjours :
hébergements, cours de ski, forfaits, matériel...

Dernières actus