Sandra Ferrari est la présidente du syndicat mixte des stations des Bauges (SMSB) qui assure le développement de Savoie Grand Revard ( Le Revard , La Féclaz et Saint-François-de-Sales) et des Aillons-Margériaz (Aillons 1 000 et Aillons 1 400), des stations de sports d’hiver de moyenne altitude situées entre 1 000 et 1 845 mètres d’altitude.

« Des actions de diversification depuis 2010-2012 »
À quand remontent les premières réflexions sur la nécessité d’une diversification économique dans les stations des Bauges ?
« Elles remontent à un hiver 2008 compliqué, avec de premières interrogations et réflexions. Les actions de diversification ont ensuite commencé dans les années 2010-2012 avec l’accueil du tourisme d’affaires sous la forme de séminaires à la montagne. À partir de 2014, on a densifié la saison d’été, les professionnels du outdoor ont commencé à monter dans les territoires de pleine nature pour pratiquer leurs activités de VTT. On a eu un fort développement des produits de type parcours d’aventure en forêt, tyrolienne, luge d’été et maintenant le vélo électrique. Deux phénomènes se superposent, d’abord les socioprofessionnels se sont emparés de la diversification et maintenant ce sont les opérateurs de stations qui rééquilibrent leur offre marchande l’hiver et l’été. »
Quel bilan économique peut-on tirer de cette démarche entreprise il y a 14 ans ?
« Très sincèrement on ne peut pas encore tirer le bilan de la diversification, elle est en plein essor, on l’accompagne avec les intercommunalités. Doit-on aller vers une diversification plus poussée ? C’est une réflexion en cours. On veut passer du ponctuel à un vrai programme avec un plan pluriannuel d’investissements qui est encore en arbitrage budgétaire et sera présenté aux communes adhérentes du SMSB. Nous avons eu un retour de “ClimSnow” une étude quantifiant l’impact du réchauffement climatique sur l’enneigement des stations de sport d’hiver. Elle nous a permis de modéliser notre futur. On est climato convaincu et on se met en marche de manière la plus pertinente pour les stations et les territoires. »
« Dans les Bauges nous sommes des villages stations »
Pourquoi est-ce important de pérenniser l’existence des stations ?
« Le poids économique de nos quatre stations c’est 28 millions d’euros. Cela vient de nos opérateurs, des hébergements, mais également des commerces et de l’artisanat pour plus de 2 millions d’euros. La station, elle fixe les emplois touristiques sur le secteur. En réalité, nous ne sommes pas des stations de neige dans les Bauges nous sommes des villages stations, le modèle économique station de ski demain ça sera un village support de station. »

Article issu du Dauphiné Libéré