Il n’y a pas photo, le ski reste l’activité la plus prisées des vacanciers et les chiffres sont éloquents. Selon l’agence de développement départementale économique et touristique des Hautes-Alpes, dans leur dernière étude à propos des activités pratiquées par les vacanciers à la montagne en hiver, le ski alpin domine largement les débats. 84,5 % d’entre eux veulent dévaler les pistes. « C’est l’activité principale. Dans notre station, seulement 12 % des vacanciers n’en font pas, glisse Emmanuelle Tahmazian, directrice de l’office de tourisme des Orres.
Pourtant, cette station, comme les autres des Alpes du Sud, n’a pas attendu une éventuelle perte de vitesse de l’activité phare pour développer des « annexes » selon les termes du directeur de l’office de tourisme de Montgenèvre, Vincenzo Coppola. Sur les sites touristiques plusieurs activités sont proposées : initiation aux chiens de traîneau, luge sur piste ou sur rail, piscine, spa, ou encore les balades. « Depuis deux ans, d’après nos statistiques, un vacancier sur deux se renseigne sur les chemins en raquettes », relève ce dernier.

« Les vacanciers ne skient plus toute la journée »
En parallèle de cette clientèle non-skieuse, l’objectif des stations est aussi et surtout d’assurer « l’après-ski ». À l’image des Orres, les lundis. La station a développé depuis 2025 un DJ set, un terrain de foot ou encore du drone soccer : une manière d’animer le front de neige à la fermeture des pistes en journée. « On ne cherche pas à remplacer le ski, mais à proposer des offres complémentaires. Les vacanciers ne skient plus toute la journée, il faut pouvoir les occuper. Puis, on sait que les skieurs viennent en famille. Il y a souvent quelqu’un qui n’a jamais appris à skier. Cette complémentarité est donc l’occasion de profiter ensemble », ajoute Emmanuelle Tahmazian.
Ces activités peuvent aussi être des solutions en cas de manque de neige, comme en décembre dernier à Réallon. « Nous avons du snowbike, du mountainkart. Demain, il y a un hiver où il neige peu, nous pouvons toujours compter dessus. On est dans une logique où l’on cherche à s’affranchir du produit neige », complète l’office de tourisme de Serre-Ponçon avant d’être rejoint par Stéphane Callut, président de celui de Vars : « Il faut aussi se préparer à la montagne de demain. On peut miser sur de nouvelles infrastructures comme le pôle sport innovation aux Orres ou le complexe multi-activités qui en construction à Vars, avec de l’escalade, des jeux vidéo, des salles de spectacle, etc… », conclut-il.
Article issu du Dauphiné Libéré