Mais comment les biathlètes s’entraînent-ils quand il n’y a plus de neige ?

Le ski-roue : la glisse sur le goudron

Le pilier de l’entraînement, c’est lui. Puisqu’il est impossible de skier sur neige toute l’année, les athlètes utilisent des skis-roues (ou rollerskis). L’objectif ? Reproduire la gestuelle technique du skating le plus fidèlement possible.

C’est une discipline exigeante : le goudron ne pardonne aucune chute et les vibrations fatiguent les articulations. Les biathlètes avalent des milliers de kilomètres durant l’été pour ne pas perdre en endurance.

Le triple champion olympique Quentin Fillon-Maillet indiquait même à nos confrère de France Bleu : « Je fais d’ailleurs plus de ski-roues que je peux faire de ski sur une sur une année. »

Le pas de tir : aucune raison de ne pas s’entraîner

Si le tir est une question de calme, s’entraîner en été permet de compliquer la donne. La chaleur dilate les canons, la sueur brûle les yeux et la lumière est radicalement différente de celle des stades hivernaux.

Les athlètes passent des heures sur le pas de tir à travailler la « précision pure » au repos, mais surtout le tir de confrontation. Ils enchaînent des sprints en ski-roue ou en course à pied avant de se jeter sur leur carabine. L’enjeu est de réussir à stabiliser la visée malgré un rythme cardiaque qui tape souvent haut, le tout sous une chaleur parfois étouffante.

Course à pied et cyclisme : varier les plaisirs 

Pour éviter la lassitude mentale et les blessures d’usure, la préparation passe aussi par une diversification des sports pratiqués : La course à pied, le vélo, sans oublier la musculation. 

Photo archive le DL/Bertrand Riotord
Photo archive le DL/Bertrand Riotord
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